F1 - Renault s'attend à des progrès faibles

Renault sait que ses nouveautés apporteront des progrès limités à Interlagos. Le but est surtout de préparer la saison 2016 avec ce groupe propulseur revu.
Red Bull va enfin utiliser les nouveautés de Renault ce week-end, au moins
avec Daniel Ricciardo. Elles étaient
disponibles depuis Austin mais l'équipe a renoncé à le faire sur
cette épreuve et c'était exclu à Mexico, où l'altitude compliquait
l'utilisation des moteurs.
Les progrès seront cependant faibles. Renault n'a annoncé un gain
que de deux dixièmes pour le moment, mais les
nouveautés sont surtout pour préparer la saison 2016.
« Un important travail nous attend ce week-end avec
l’introduction de la dernière spécification de notre power
unit, » déclare Rémi Taffin, le directeur des opérations de
Renaut Sport F1. « Avec notamment un MCI plus efficace, ses
améliorations étaient disponibles à Austin, mais nous n’aurions pas
été en mesure de récolter des données représentatives en raison des
conditions météorologiques. Nous espérons l’exploiter dès vendredi
et les essais libres afin de couvrir un maximum de tours et
recouper les résultats des nombreuses simulations effectuées sur
les bancs de Viry. »
« Nous ferons évidemment tout afin de finir l’année en beauté,
mais les effets sur les performances en piste devraient être
mesurés. L’objectif principal est de fixer la direction à donner à
notre prochaine phase de développement et de créer de bonnes bases
de travail avant l’hiver. »
L'altitude ne posera pas problème
A Interlagos, l'un des défis est l'altitude, qui réduit la
densité de l'air et oblige donc le turbo à fonctionner plus
intensivement. L'altitude était cependant nettement plus élevée à
Mexico et Renault n'a pas d'inquiétude à ce sujet.
« En nous rendant à Interlagos l’an passé, nous étions un peu
nerveux au sujet de l’altitude et de ses effets sur les nouveaux
groupes propulseurs, » rappelle Taffin. « Avec notre
année d’expérience et le récent Grand Prix du Mexique, nous savons
désormais que ses éléments peuvent supporter les principaux défis.
Tout ce que nous avons eu à Mexico, tant les hautes vitesses de
rotation du turbo que le refroidissement, les niveaux d’appuis et
les longues périodes à pleine charge, nous les retrouverons dans
une moindre mesure au Brésil. Le challenge devrait donc être moins
éprouvant. »
Le MGU-K, qui récupère l'énergie au freinage, et le MGU-H, qui
récupère l'énergie de la chaleur du turbo, seront moins
importants.


