Rolls-Royce Phantom VIII Series II : elle roule sur des jantes... Rolex
À Düsseldorf, le joaillier Klaus Koenigsallee a transformé sa Rolls-Royce Phantom VIII Series II en affiche ambulante. Sa dernière personnalisation, inspirée d’une montre de luxe, pousse l’ostentation bien plus loin que prévu.
Une Rolls-Royce Phantom noire, silhouette interminable, moteur V12 qui ne fait presque pas de bruit : sur le papier, tout respire la discrétion chic. C'est exactement ce que beaucoup recherchent dans la limousine la plus emblématique de la marque britannique, ce luxe feutré qui se remarque sans jamais vraiment s'afficher. Sauf que cet exemplaire qui circule en Allemagne a choisi une tout autre voie. Un détail en apparence anodin, ses quatre jantes, change complètement la perception de la voiture. Au point de voler la vedette au reste du véhicule...
Quand une Rolls-Royce Phantom s'offre des jantes Rolex
Aux commandes de cette Phantom VIII Series II, on trouve le
joaillier allemand Klaus Koenigsallee, un
professionnel pour qui les diamants, l'or poli et les montres à
cinq ou six chiffres font partie du quotidien. Pour se démarquer
encore davantage, Klaus Koenigsallee a imaginé une
préparation où la berline devient littéralement une vitrine
ambulante de son univers. Sa Rolls-Royce Phantom a reçu des jantes
exclusives dessinées comme des cadrans de montre de plongée de
luxe, inspirées de l'iconique Rolex Submariner.
Résultat, il est difficile de détacher les yeux de ces "roues
Rolex" une fois qu'on les a vues.
La Rolls-Royce Phantom VIII Series
II reste, en configuration d'origine, l'un des sommets du luxe
automobile. Son V12 biturbo de 571 chevaux et 900 Nm, son long
capot, sa silhouette presque interminable et son habitacle au
silence de cathédrale en font déjà une sorte de salon de palace
posé sur quatre roues. Même peinte en noir et dotée de jantes
imposantes mais classiques, une Phantom se remarque
instinctivement. Pourtant, pour Klaus
Koenigsallee, habitué aux métaux précieux et aux pierres
étincelantes, cette présence ne suffisait pas. Il voulait une
voiture qui parle immédiatement de montres et de joaillerie, avant
même que l'on ne voie le logo de sa boutique.
Pour concrétiser cette idée, Klaus Koenigsallee
s'est tourné vers Novitec,
préparateur allemand bien connu des amateurs de personnalisation
haut de gamme. Sur la base de ses jantes SP3,
Novitec a conçu un ensemble entièrement sur mesure
pour cette Rolls-Royce Phantom : des jantes qui reprennent les
codes visuels de la Rolex Submariner. Le dessin affiche des
marquages de minutes épais, une bordure crantée rappelant la
lunette d'une montre de plongée et une typographie de cadran très
soignée, avec le prénom Klaus inscrit en plein centre. À distance,
on a vraiment l'impression qu'il s'agit de quatre Rolex géantes
posées aux coins de la voiture, ce qui transforme cette Phantom en
véritable Rolls-Royce Phantom jantes Rolex au sens
littéral.
Une Phantom sur jantes Rolex pensée comme vitrine roulante
La dimension marketing de ce projet ne se cache pas. Au cœur de chaque jante, une inscription manuscrite en allemand annonce : "Dein Lieblingsjuwelier auf der Kö", que l'on traduit par "Ton joaillier préféré sur la Kö". La mention fait directement référence à la Königsallee, l'avenue la plus prestigieuse de Düsseldorf, où Klaus Koenigsallee tient boutique. La Rolls-Royce Phantom devient alors une sorte de boutique de luxe en mouvement, un panneau publicitaire horloger qui se repère instantanément dans la circulation. Avant cet exercice de style, cette Phantom noire aurait presque pu se fondre dans le flot des berlines haut de gamme ; maintenant, les passants s'attardent sur ses roues et tentent de décrypter ce cadran de montre agrandi à l'échelle d'une automobile. Cette création s'inscrit dans une histoire déjà riche de rapprochements entre horlogerie et automobile, où les deux univers partagent le goût des matériaux nobles, de la précision mécanique et du prestige. Des constructeurs comme Bugatti, Porsche, McLaren ou Mercedes ont déjà signé des collaborations avec des maisons comme Jacob et Co, TAG Heuer ou IWC, souvent à travers des montres inspirées de voitures ou des garde-temps intégrés à bord. Ici, la démarche va plus loin, puisque le visage de la montre quitte le poignet et le tableau de bord pour venir s'afficher sur les roues elles-mêmes.
À Düsseldorf, il suffit de voir cette Phantom VIII Series II passer pour comprendre que, pour Klaus Koenigsallee, le temps et le luxe se lisent désormais jusque sur les jantes.


