"Flow-vis" : à quoi sert cette peinture fluorescente sur les nouvelles F1 ?
Lors des essais de pré-saison F1, on aperçoit souvent de la peinture fluorescente sur les monoplaces. Mais à quoi sert exactement ce qu'on appelle le "flow-vis" et comment l'analyser ?
Aucun autre sport au monde ne se rapproche de la Formule 1 en termes d’avancées technologiques. Il n’est ainsi pas rare de voir les monoplaces affublées de tout un tas de trouvailles et d'évolutions inédites, imaginées par des armées d'ingénieurs en recherche perpétuelle de performance, parfois pour pour gagner quelques centièmes de seconde sur un tour.
Peinture "flow-vis" :réussir à visualiser le flux de l'air à l’œil nu
Mais il existe une méthode qui perdure avec le
temps en F1 : le flow-vis, visible
sur les nouvelles monoplaces de Formule
1 2026 lors des essais hivernaux en Espagne
(voir diaporama), tenus à huis-clos sur le
Circuit de Barcelona-Catalunya.
Mais qu’est-ce
que le flow-vis ? Il s’agit de
l’abréviation du mot anglais flow-visualization. Cela
évoque le fait de visualiser à l’œil nu le flux de l’air
sur la machine. A moins d'avoir une capacité de vision
d'extraterrestre, c’est proprement impossible !
Alors, comment faire ? En soufflerie, il suffit de se servir d’un
jet de fumée pour voir aisément l’écoulement de
l’air. Mais sur la piste, c’est bien plus
compliqué. Les écuries ont alors imaginé un mélange de
poudre fluorescente et d’huile
légère pour visionner l’écoulement de l’air sur les
courbes de leurs monoplaces lorsqu'elles se
déplacent à haute et moyenne vitesse.
Plus la couleur est intense, plus la vélocité de l’air est élevée
Quand vaporiser la voiture de ce mélange ? Juste
avant que celle-ci ne quitte le garage pour rejoindre la
piste. Imbiber la voiture trop tôt pourrait permettre à la peinture
de sécher et donc de fausser les résultats. Très
souvent, les écuries ne vaporisent qu’un seul
endroit de la Formule 1.
Le pilote n’effectue alors que quelques tours avant de rentrer au
stand. Le travail de l’écoulement de l’air est fait
et la peinture s’est déplacé naturellement au moment
du roulage. Une fois au stand, les ingénieurs prennent des
dizaines de photos pour analyser cet écoulement.
Ce procédé permet aux équipes et aux
aérodynamiciens d'analyser les flux d’air qui
agissent sur la carrosserie. La donne est simple : plus la couleur
est intense, plus la vélocité de l’air est
élevée.














