Vincent Vosse, le moteur du Team WRT : "Améliorer ce qu'on fait, sans cesse"

Publié le 1 février 2026 à 11:00
Vincent Vosse, le moteur du Team WRT : "Améliorer ce qu'on fait, sans cesse"

Figure de proue de longue date du Team WRT, Vincent Vosse a tout d'un team principal heureux. Quelle est sa recette du succès avec l'écurie belge, devenue l'une des références du sport auto mondial en GT3 et Hypercar ?

WRT a entamé la saison 2026 comme elle avait bouclé 2025 : à fond !

Team WRT : de 2025 à 2026, sur les chapeaux de roue

Au sortir d'une année à nouveau couronnée de succès, avec six titres dans des compétitions SRO - dont le doublé titres Pilotes et Équipes en GT World Challenge Europe, ainsi que le sacre Pilotes en Intercontinental GT Challenge - la formation belge n'a guère tardé à re-sabrer le Champagne.
Dès la mi-janvier, la BMW M4 GT3 EVO de Dan Harper, Anthony McIntosh and Parker Thompson signait la deuxième place aux 6 Heures d'Abou Dhabi. Une semaine plus tard, toujours dans le cadre des 24H Series, l'équipe désormais localisée à Bierset, sur les hauteurs de Liège, remportait sa cinquième victoire aux 24 Heures de Dubaï avec un doublé de ses M4.
Dans la foulée, WRT initiait un nouveau chapitre de son histoire dans l'IMSA WeatherTech SportsCar Championship en tant qu'effort d'usine de BMW en catégorie GTP (Hypercar). Des débuts sur l'anneau de Daytona conclu avec une troisième place au général pour la BMW M Hybrid V8 de Robin Frijns, René Rast, Sheldon van der Linde et Dries Vanthoor.
"Quel exploit de la part de l’équipe ! Un travail incroyable de toutes les personnes chez BMW M Motorsport et au Team WRT, qui ont bossé extrêmement dur pour atteindre ce niveau, exultait Vincent Vosse, le patron de l'écurie, à l'arrivée des 24 Heures de Daytona. Je ne pourrai jamais assez remercier chaque membre pour son engagement. Je suis une nouvelle fois très fier de toutes les personnes impliquées dans ce programme, que ce soit ici sur le circuit ou à l’atelier. Je suis vraiment très heureux."

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Vincent Vosse : "J'ai toujours cette passion pour notre sport"

Heureux, Vincent Vosse peut l'être. Depuis plus de 15 ans qu'il est à la tête de WRT, le natif de la région de Spa a oeuvré en coulisses pour transformer la formation belge en véritable mastodonte sur la scène mondiale du sport automobile.
Après s'être imposé comme l'une des structures les plus performantes de la planète GT, d'abord sous les couleurs d'Audi puis de BMW, le W Racing Team a étendu son champ d'expertise au prototype en tant qu'écurie d'usine de la marque bavaroise en WEC et, depuis l'entame de 2026, en IMSA.
Depuis l'ombre du garage, l'oeil rivé sur les écrans de contrôle, ou depuis le muret des stands, l'ancien pilote devenu team principal à succès savoure le chemin parcouru, tout en gardant les pieds sur terre sur les défis encore à relever.
"C'est magnifique d'avoir pu construire l'environnement dans lequel on travaille aujourd'hui", confiait-il à Sport Auto dans le paddock des 24 Heures du Mans. "J'ai toujours cette passion pour notre sport. C'est sûr que les choses changent un peu au fil du temps, en tant que pilote c'était différent, mais cela reste palpitant. Aujourd'hui, ma position implique plus le côté humain, l'organisation avec l'équipe, etc."

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Vincent Vosse : "Améliorer ce qu'on fait, sans cesse"

Il a beau être le boss, mais, sur circuit, Vincent Vosse n'est pas du genre à micro-manager ses troupes pour leur dire quoi et comment faire. "Mon job, c'est plutôt en amont [des courses, ndlr.] qu'il se passe", explique-t-il. "Il consiste à mettre les bonnes personnes aux bonnes places, et les y garder. Sur circuit, je n'ai pas un rôle spécifique durant les épreuves. Je suis plutôt à l'écoute et je prends des notes, pour être au courant de vers où on va, de quelles décisions prises, etc.
On se pince un peu quand on y est [sur les circuits, ndlr.], mais le lundi, après une course, on repart un peu de zéro à chaque fois. Il y a des debriefings entre les différents départements. On essaye de voir ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas été, ce qui peut être changé. L'idée est d'améliorer ce qu'on fait, sans cesse.
Le petit plus du sport automobile, c'est que les résultats tombent tous les week-ends", ajoute-t-il. "Contrairement à d'autres entreprises qui doivent patienter parfois jusqu'en fin d'année pour obtenir des chiffres. Dans une structure comme la nôtre, le volet sportif est notre tableau de bord. Et il va de pair avec l'aspect financier, heureusement."
Depuis toutes ces années, y a-t-il une "touche Vincent Vosse" chez WRT ? "Une touche, je ne sais pas, mais j'ai un très bon contact avec mes pilotes, par exemple. Au niveau de l'équipe, je tiens à garder une ambiance conviviale avec tout le monde.
Quand on se déplace avec une équipe de 20 personnes sur un événement, ou avec 160 employés pour une course comme Le Mans, ça ne peut pas rester pareil. Mais j'essaye de garder un environnement convivial pour les gens qui travaillent.
In fine, c'est à eux qu'il faut poser la question. Mais j'espère que je connais la réponse
[rires, ndlr.] ! On est vraiment privilégié de pouvoir vivre tout ça. Et je prends le temps de vivre chaque moment."

En 2026, WRT est de nouveau sur tous les fronts avec des programmes en GT3 et Hypercar répartis entre le WEC, l'IMSA, le GT World Challenge, l'Intercontinental GT Challenge et les 24H Series.

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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