Honda F1 : Alonso et Stroll affectés par les vibrations du moteur dans le volant !
La première journée du Grand Prix d'Australie de F1 2026 a permis d'en savoir plus sur la gravité des problèmes affectant Aston Martin et son partenaire-motoriste Honda.
La nouvelle AMR26, première monoplace d'Aston Martin conçue sous la supervision d'Adrian Newey, souffre d'un important déficit en performance et en fiabilité. On en sait désormais davantage au sortir de la journée média à la veille du Grand Prix d'Australie de F1 2026 (par ici le programme du week-end).
Aston Martin F1 : des problèmes pires que prévu...
Aux essais hivernaux de Bahreïn, en février
dernier, ni Fernando Alonso, ni Lance Stroll ne
sont parvenus à boucler des séquences de roulage
suffisamment concluantes que pour laisser
entrevoir des progrès entre la fin de la
préparation hivernale et l'entame de la saison F1 2026, ce week-end
à Melbourne.
Comme nous vous en parlions ici,
une rumeur a pris de l'ampleur cette semaine sur la possibilité que
les Aston Martin ne couvrent qu'une
poignée de tours de la première course de l'année avant de
renoncer. S'il a réfuté qu'un tel scénario soit d'ores et
déjà envisagé, Newey a tout de même révélé lors de son point presse
de ce jeudi que les vibrations provoquées par le
moteur Honda sur le châssis de l'AMR26 pourraient
empêcher ses pilotes de dépasser un certain nombre
de tours en course.
"Fernando [Alonso, ndlr.] estime qu'il ne peut pas
faire plus de 25 tours consécutifs avant de risquer des lésions
nerveuses irréversibles aux mains", a déclaré le team
principal britannique dans des propos repris par
The-Race. "Lance [Stroll, ndlr.], quant à
lui, pense qu'il ne peut pas faire plus de 15 tours avant
d'atteindre ce seuil."
Alonso et Stroll ressentent les vibrations du moteur dans le volant !
Interrogés dans le paddock de l'Albert Park,
les deux intéressés n'ont pas mâcher leurs mots pour décrire la
réalité de cet inconfort au volant. "C'est un
peu comme s'électrocuter sur une chaise ou quelque chose comme ça,
on n'en est pas très loin", déclare le Canadien.
"Non-seulement, c'est une vibration très désagréable, c'est
aussi mauvais pour le moteur."
"Les vibrations provenant du moteur endommagent les composants
de la voiture et affectent les pilotes", ajoute l'Espagnol.
"Nous ressentons cette fréquence de vibration dans notre corps
après 20 ou 25 minutes. On ressent un léger engourdissement dans
les mains, les pieds ou ailleurs.
Depuis Bahreïn, plusieurs tests ont été effectués et certaines
solutions ont été mises en œuvre sur la voiture [...]
C'est certainement quelque chose d'inhabituel, qui ne devrait
pas être là. Nous ne connaissons pas non plus les conséquences si
vous continuez à piloter ainsi pendant des mois",
admet-il.
Voyons voir ce qu'il en sera aux essais
libres du Grand Prix d'Australie de Formule 1
2026, qui se tiendront dans la nuit de jeudi à vendredi
en France. Mais une chose est sûre : Aston Martin
s'apprête à vivre une entame de saison ô combien
compliquée, comme nous l'envisagions dans nos "8 questions brûlantes d'une
nouvelle saison entre attentes et tensions".















