Honda F1 : Alonso et Stroll affectés par les vibrations du moteur dans le volant !

Publié le 5 mars 2026 à 12:00
Mis à jour le 5 mars 2026 à 12:10
Honda F1 : Alonso et Stroll affectés par les vibrations du moteur dans le volant !

La première journée du Grand Prix d'Australie de F1 2026 a permis d'en savoir plus sur la gravité des problèmes affectant Aston Martin et son partenaire-motoriste Honda.

La nouvelle AMR26, première monoplace d'Aston Martin conçue sous la supervision d'Adrian Newey, souffre d'un important déficit en performance et en fiabilité. On en sait désormais davantage au sortir de la journée média à la veille du Grand Prix d'Australie de F1 2026 (par ici le programme du week-end).

Aston Martin F1 : des problèmes pires que prévu...

Aux essais hivernaux de Bahreïn, en février dernier, ni Fernando Alonso, ni Lance Stroll ne sont parvenus à boucler des séquences de roulage suffisamment concluantes que pour laisser entrevoir des progrès entre la fin de la préparation hivernale et l'entame de la saison F1 2026, ce week-end à Melbourne.
Comme nous vous en parlions ici, une rumeur a pris de l'ampleur cette semaine sur la possibilité que les Aston Martin ne couvrent qu'une poignée de tours de la première course de l'année avant de renoncer. S'il a réfuté qu'un tel scénario soit d'ores et déjà envisagé, Newey a tout de même révélé lors de son point presse de ce jeudi que les vibrations provoquées par le moteur Honda sur le châssis de l'AMR26 pourraient empêcher ses pilotes de dépasser un certain nombre de tours en course.
"Fernando [Alonso, ndlr.] estime qu'il ne peut pas faire plus de 25 tours consécutifs avant de risquer des lésions nerveuses irréversibles aux mains", a déclaré le team principal britannique dans des propos repris par The-Race. "Lance [Stroll, ndlr.], quant à lui, pense qu'il ne peut pas faire plus de 15 tours avant d'atteindre ce seuil."

Alonso et Stroll ressentent les vibrations du moteur dans le volant !

Interrogés dans le paddock de l'Albert Park, les deux intéressés n'ont pas mâcher leurs mots pour décrire la réalité de cet inconfort au volant. "C'est un peu comme s'électrocuter sur une chaise ou quelque chose comme ça, on n'en est pas très loin", déclare le Canadien. "Non-seulement, c'est une vibration très désagréable, c'est aussi mauvais pour le moteur."
"Les vibrations provenant du moteur endommagent les composants de la voiture et affectent les pilotes", ajoute l'Espagnol. "Nous ressentons cette fréquence de vibration dans notre corps après 20 ou 25 minutes. On ressent un léger engourdissement dans les mains, les pieds ou ailleurs.
Depuis Bahreïn, plusieurs tests ont été effectués et certaines solutions ont été mises en œuvre sur la voiture
[...] C'est certainement quelque chose d'inhabituel, qui ne devrait pas être là. Nous ne connaissons pas non plus les conséquences si vous continuez à piloter ainsi pendant des mois", admet-il.
Voyons voir ce qu'il en sera aux essais libres du Grand Prix d'Australie de Formule 1 2026, qui se tiendront dans la nuit de jeudi à vendredi en France. Mais une chose est sûre : Aston Martin s'apprête à vivre une entame de saison ô combien compliquée, comme nous l'envisagions dans nos "8 questions brûlantes d'une nouvelle saison entre attentes et tensions".

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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