Christian Horner pourrait revenir en F1… mais à une seule condition
Écarté de Red Bull après vingt ans de règne, Christian Horner rouvre enfin la porte à un possible retour en F1. Mais il ne bougera que si un projet très précis se présente.
Viré de Red Bull après plus de vingt ans de règne, Christian Horner était resté silencieux sur son avenir. À Dublin, lors de l'European Motor Show, l’ex-patron de Max Verstappen a finalement rouvert la porte à un retour en Formule 1, tout en fixant un cadre très strict.
Christian Horner parle d’une histoire inachevée avec la Formule 1
À 52 ans, celui qui a mené Red Bull à huit titres pilotes
et six titres constructeurs a quitté l’équipe en plein cœur de la
saison passée, sur fond de baisse de performance et d’accusations
de comportement inapproprié. Depuis, les rumeurs l’envoient
partout, d’Alpine à Ferrari, mais Horner ne s’autorise qu’un seul
scénario. Et il est précis.
Face au public irlandais, le Britannique n’a pas caché ce qui le
travaille encore. "J'ai le sentiment que j'ai encore des choses
inachevées en Formule 1. Ça ne s'est pas terminé comme j'aurais
voulu que ça se termine", a expliqué Christian Horner, cité
par l'agence PA. Une façon de dire que la page Red Bull n’a pas été
tournée comme il l’espérait.
Pour autant, il refuse l’idée d’un retour par besoin financier ou
par orgueil. "Je n'ai pas besoin de revenir. Je pourrais mettre
fin à ma carrière maintenant. Donc je ne reviendrais que pour la
bonne opportunité, pour travailler avec des gens formidables et
être dans un environnement où tout le monde veut gagner et partage
ce désir." Le ton est posé, presque calme, mais le message est
dur : ce sera oui, ou définitivement non.
Une seule condition : un projet qui gagne… et qu’il peut vraiment piloter
Le cœur de son ultimatum tient en une phrase. "Je ne
reviendrai pas pour n'importe quoi. Je reviendrai seulement pour
quelque chose qui peut gagner." Horner précise qu’il ne veut
pas "revenir dans le paddock" s’il n’a "rien à
accomplir". Pour lui, un retour n’a de sens que dans une
structure capable de viser rapidement des victoires, voire un
titre, pas un simple rôle de figurant dans le milieu de grille.
L’ancien patron de Red Bull veut aussi changer de
statut. Il l’admet ouvertement : "Je préférerais être
partenaire plutôt que simple employé, mais nous verrons comment les
choses évoluent. Je ne suis pas pressé." Autrement dit, Horner
cherche un modèle où il détiendrait des parts de l’écurie, à
l’image d’un dirigeant-investisseur, et non plus seulement un
contrat de salarié.
Depuis des semaines, Alpine apparaît comme la piste la plus
sérieuse. Horner pourrait y racheter les 24 % détenus par Otro
Capital et devenir bien plus que "simple" team principal. Reste une
contrainte majeure : "La réalité est que je ne peux de toute
façon rien faire avant le printemps", rappelle-t-il, en
référence à la clause de non-concurrence imposée après son départ
de Red Bull.
Si le Français Alpine veut profiter de l’expérience Horner, il faudra donc construire un vrai projet gagnant, avec un patron prêt à y investir son nom… et son argent.














