Nouvelle Peugeot GTi : après l’électrique, la marque envisagerait une version hybride
Alors que Peugeot relance ses sportives avec la nouvelle E-208 GTi, Alain Favey, PDG de Peugeot, ouvre une nouvelle piste : une future GTi hybride pourrait-elle permettre de prolonger l’esprit sportif de la marque face aux contraintes actuelles ?
Le retour du sigle GTi chez Peugeot ne se résume pas à une seule question de motorisation. Alors que l’électrification redéfinit les contours des sportives compactes, la marque doit trouver un bon équilibre et si la voie électrique semble aujourd’hui la plus évidente, l’idée d’une alternative hybride n’est pas totalement écartée...
Peugeot E-208 GTi : la première étape du renouveau sportif
Pour l’instant, comme vous le savez déjà, la seule GTi confirmée est la Peugeot E-208 GTi. En coulisses, Alain Favey, PDG de la marque au lion, reconnaît pourtant qu’une GTi hybride pourrait voir le jour, tout en posant des conditions strictes. Entre malus écologique et attente des passionnés, la fenêtre est étroite, mais elle n’est plus totalement fermée. En attendant, la E-208 GTi incarne cette nouvelle génération de sportives Peugeot. Avec près de 281 ch, elle abat le 0 à 100 km/h en environ 5,5 s et revendique 375 km d’autonomie WLTP. Peugeot Sport a adapté son châssis avec un différentiel à glissement limité, une caisse abaissée et un refroidissement de batterie spécifique pour préserver ses performances. Un positionnement qui explique aussi pourquoi les volumes resteront volontairement limités. Alain Favey précise : « D'habitude, quand nous lançons une nouvelle voiture, il s'agit d'en vendre autant que possible, mais ce n'est pas le cas pour la GTi. » Il ajoute : « Nous faisons la GTi parce que cela fait partie de notre ADN. Nous croyons à l'effet halo qui rendra la marque plus attractive et aidera à vendre 2008, 3008 ou autre. »
La GTi thermique face au mur du malus écologique
Le vrai frein, aujourd’hui, ne vient pas du manque d’envie mais
du malus écologique. En France, la taxe frappe
fort dès que les émissions dépassent 108 g/km de
CO2, avec une progression très rapide jusqu’à environ 80
000 € pour les modèles les plus émetteurs au‑delà de 194 g/km. Sur
une compacte sportive puissante, ce surcoût ferait instantanément
exploser le prix catalogue. Pour atteindre un niveau de puissance «
digne d’une GTi » avec un unique moteur essence, les émissions
dépasseraient largement ces seuils. Une sportive thermique moderne
deviendrait alors difficilement commercialisable,
sauf à accepter un prix prohibitif ou une diffusion très limitée.
C’est dans ce contexte que Peugeot privilégie aujourd’hui
l’électrique, tout en gardant l’hybride comme une piste possible
pour concilier plaisir de conduite et émissions maîtrisées.
Interrogé sur la possibilité d’une future Peugeot GTi
hybride, Favey répond sans détour : "Ça pourrait être
une hybride." Il prévient toutefois : "Nous ne voulons
tromper personne. Les gens sont de vrais aficionados des compactes
sportives. Il faut vraiment un produit stupéfiant sur le marché, et
la E-208 GTi le sera." Le message est double : la solution
hybride est étudiée, mais le badge GTi ne sera posé que si le
résultat est au niveau. Le patron rappelle aussi le périmètre :
"Il n'y aura pas une autre GTi si ce n'est pas une vraie
GTi" et "GTi signifie compacte sportive, pas SUV.
Peut‑être que d'autres le font, mais nous n'allons pas le
faire."
L’hypothèse d’une GTi hybride reste donc sur la table mais Peugeot ne veut pas précipiter les choses. Le constructeur entend préserver l’esprit du badge, réservé aux compactes sportives capables d’offrir de vraies sensations, plutôt que de multiplier les déclinaisons opportunistes. Avec sept nouveaux modèles attendus en Europe dans les cinq prochaines années, une future GTi pourrait encore voir le jour si la réglementation et la technologie permettent de proposer une sportive cohérente avec les attentes des passionnés.














