Nouvelle BMW M3 (ZA0) : la marque prépare une surprenante boîte de vitesses simulée
La future BMW M3 électrique pourrait embarquer une boîte de vitesses simulée, pilotée par palettes.
BMW prépare sa future M3 électrique avec un détail qui fait beaucoup parler : une boîte de vitesses simulée, commandée par palettes derrière le volant. Dans un véhicule zéro émission, où la transmission est normalement à un seul rapport, l’idée intrigue autant qu’elle déroute, surtout sur un modèle aussi emblématique que la M3.
BMW M3 (ZA0) : une sportive pensée pour les rapports virtuels

Derrière ce choix, la division BMW M assume une position très claire : pour elle, ces "rapports virtuels" ne sont pas un gadget mais un élément clé du ressenti au volant. Alexander Karajlovic, responsable du développement BMW M, va jusqu’à les juger "essentiels" dans une sportive électrique, en particulier sur circuit, là où la M3 est censée briller. La M3 électrique, connue en interne sous le code ZA0 et attendue vers 2027, reposera sur la nouvelle plateforme Neue Klasse, avec quatre moteurs et une batterie d’au moins 100 kWh en architecture 800 V. Sur le concept M Neue Klasse présenté au Mans, les palettes ne servent déjà plus à régler la régénération, mais bien à passer des vitesses simulées. Pour Alexander Karajlovic, ces changements de rapport sont même "essentiels" dans une voiture de sport électrique. Il détaille : "Sur circuit, avec des rapports, vous savez à quelle vitesse vous entrez dans chaque virage. Des rapports simulés aideront à maintenir cela dans la voiture électrique. Je ne dirai pas que nous copions entièrement les caractéristiques d'une boîte de vitesses, car alors nous copierions aussi les aspects négatifs. Nous devons trouver les bons éléments et les utiliser pour améliorer l'expérience de conduite".
BMW M3 (ZA0) : le constructeur défend sa boîte simulée
Un moteur électrique pousse fort, tout de
suite, presque sans bruit ni vibration. Agréable au quotidien, ce
côté "tapis volant" enlève aussi des repères sensoriels précieux
quand on attaque : régime moteur, montée en gamme des rapports,
petite hésitation au passage de vitesse… Autant de
signaux qui aident un pilote à jauger sa vitesse avant un virage
sans quitter la route des yeux. La M3 électrique
cherchera à recréer ces repères par logiciel, en synchronisant
rapports virtuels, décélérations et sonorité spécifique
M. Le conducteur pourra choisir d’activer ou non cette
boîte simulée via les modes de conduite. BMW
insiste sur un point : le couple restera identique sur tous les
rapports virtuels, l’objectif étant de garder la performance
maximale tout en ajoutant des informations à ressentir au volant.
Hyundai a
ouvert la voie avec les Hyundai Ioniq 5 N et 6 N :
leur fonction N e‑Shift propose huit rapports virtuels et
reproduixt même les petites coupures de couple d’une boîte double
embrayage, pour retrouver des sensations de thermique. La
différence est plus marquée : la puissance est
volontairement modulée d’un rapport à l’autre pour coller au
comportement d’une vraie transmission.
Chez Porsche, la Porsche Taycan 2027 reçoit
l’option E‑Shift, avec huit vitesses virtuelles, un "drag torque"
simulé au lever de pied et un son Electric Sport Sound retravaillé.
Mercedes-AMG a présenté une GT 4 portes Coupé électrique
avec des rapports virtuels inspirés de sa boîte auto à huit
rapports.
BMW mise sur une approche plus discrète : engagement et repères pour le conducteur, sans sacrifier les chronos, dans un contexte où la boîte de vitesses devient moins une nécessité mécanique qu’un outil de sensations.














