Sanrivatti : cette start-up imagine une hypercar que l’on pilote comme une moto

Publié le 28 juin 2026 à 12:00
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Aux Pays-Bas, la start-up Sanrivatti prépare une hypercar où l’on s’allonge comme sur une MotoGP. Une idée radicale qui soulève déjà de sérieuses questions de faisabilité...

Imaginer une hypercar que l’on ne conduit plus étant assis mais que l’on chevauche comme une moto. C’est la promesse de Sanrivatti, start-up néerlandaise qui s’est dévoilée fin juin 2026 avec une idée simple et radicale : et si l’on réinventait l’hypercar en changeant complètement la façon dont le corps du pilote s’installe à bord ?

Sanrivatti : la start-up qui pense l’hypercar autour du corps humain

Derrière cette idée un peu folle se cache une architecture décrite comme entièrement centrée sur le conducteur, avec une position inspirée des motos. Le futur modèle n’a ni nom, ni fiches techniques, ni date de sortie, mais l’objectif est posé : créer une hypercar Sanrivatti, où l’on est plus pilote que passager. Reste à savoir si ce concept pourra dépasser le stade du simple croquis. Basée aux Pays-Bas et fondée par l’ingénieur Santiago Sánchez Rivero, passé par le petit constructeur Donkervoort, Sanrivatti promet une "architecture de véhicule centrée sur le pilote". L’idée : au lieu de partir du châssis ou du moteur, la conception commence par le corps humain, sa posture naturelle, son équilibre et la façon dont il encaisse les forces en courbe ou au freinage. Au cœur du concept se trouve l’Apex Position. Le pilote est placé au centre de la voiture, allongé vers l’avant, bras tendus, le buste presque posé sur la structure comme un pilote de MotoGP plaqué sur son réservoir. Toute l’ergonomie, des commandes au champ de vision, doit découler de cette position pour créer une connexion plus directe, plus physique, moins filtrée que dans les hypercars actuelles blindées d’assistances.

Conduire couché comme en MotoGP : un casse-tête technique

Dans la future hypercar Sanrivatti, le conducteur ne serait plus assis droit derrière un volant mais étiré vers l’avant, jambes rejetées en arrière, casque proche du pare-brise. Sur le papier, cette posture permettrait de mieux sentir les mouvements de la voiture et de réduire la prise au vent. Mais elle pose aussitôt des questions très concrètes : comment le cou tient-il sur une session de piste entière, comment la colonne vertébrale encaisse les G, que devient la vision périphérique dans une position si basse ? Avant elle, d’autres constructeurs ont tenté des configurations extrêmes. Le Chevrolet Chaparral 2X Vision Gran Turismo ou la McLaren Ultimate Vision GT proposaient déjà des positions pilotes presque couchés, face à la route. Ils sont restés au stade de concepts virtuels ou de show-cars, jamais homologués. Entre normes de crash-tests, emplacement des airbags, harnais et zones de déformation, une position tête en avant complique fortement une éventuelle utilisation route ; le scénario le plus crédible reste pour l’instant un usage strict circuit.
Pour l’instant, le projet reste entouré de zones d’ombre : pas de puissance annoncée, pas de confirmation sur le type de moteur (certains parient sur un gros thermique, rien n’est officiel), aucun prix ni volume de production avancés. Sanrivatti a seulement montré quelques croquis très minimalistes et expliqué sa philosophie de conduite façon moto. Impossible donc de savoir si l’on parle d’un jouet pour milliardaires amateurs de track-days ou d’un objet ultra-confidentiel réservé à quelques collectionneurs.

Pour donner du crédit à cette architecture très atypique, la start-up s’est entourée de profils solides : Paul Arkesden, passé par les préparations Singer et impliqué dans le programme McLaren P1, ou encore Geoff Dowding, qui a occupé des postes de direction chez Bentley et Lotus. Tous promettent plus de détails dans les prochains mois. De quoi éclaircir des points très pratiques que tout le monde se pose déjà : comment grimper à bord, quelles commandes utiliser (volant, poignées façon moto), et y aura-t-il seulement une place passager dans cette hypercar que l’on est censé chevaucher ?

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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