Ford LMDh : la future hypercar américaine prend la piste au Paul Ricard
Ford franchit une nouvelle étape vers son retour en Hypercar en 2027. Au Circuit Paul Ricard, sa nouvelle LMDh a effectué ses premiers tours de roue.
Au Castellet, la nouvelle Ford LMDh a enfin quitté les fiches techniques pour s’élancer sur le bitume du Circuit Paul Ricard. Le prototype qui doit porter les espoirs de Ford en Hypercar en 2027 a bouclé ses premiers tours de roue, devant quelques objectifs discrets mais des oreilles très attentives à la sonorité de son V8 (voir vidéo ci-dessous).
Ford LMDh : des tours de circuit très surveillés
Avant de viser les 24 Heures du Mans, ce prototype
LMDh a suivi une montée en régime millimétrée. Ces premiers tours
ne sont que la porte d’entrée d’un long programme d’essais pensé
pour mener Ford jusqu’au FIA WEC 2027. Derrière ces images, il y a
eu des semaines de mise au point :
V8 hybride validé au banc aux États‑Unis, puis première mise à
feu complète sur le châssis chez Oreca, à deux pas du circuit.
Avant d’attaquer vraiment, la Ford a enchaîné au Paul
Ricard les procédures d’activation et de vérification de
tous ses systèmes électroniques.
Pour ce déverminage, Ford a fait tourner plusieurs piliers de son
futur programme. Les pilotes Matt Campbell,
Mike Rockenfeller et Tom
Blomqvist ont assuré les tours de circuit, puis Campbell a
partagé le volant avec Logan Sargeant lors du
premier vrai roulage du lundi. Les essais s’étalent sur deux
semaines au Castellet, avec d’autres relais prévus pour les autres
pilotes Tom Blomqvist, Nick Yelloly et Sebastian Priaulx.
Ford LMDh : V8 et silhouette taillés pour l’endurance
Sous la carrosserie, la Ford LMDh cache un V8
5,4 litres atmosphérique dérivé de l’architecture
Coyote chère à la marque. Développé par les équipes Ford
Performance à Dearborn et couplé au système hybride commun à la
catégorie, ce bloc donne en piste une sonorité grave et métallique,
très "muscle car", qui tranche avec le timbre plus feutré de
certaines Hypercar concurrentes.
Côté style, les premières images montrent une carrosserie fluide au
nez plat, visuellement plus proche de la Genesis GMR‑001 que des Alpine
A424 ou Acura ARX‑06 issues du même partenariat avec
Oreca. L’avant rappelle par endroits la Porsche 963, tandis que
l’arrière relevé évoque une Mustang moderne, avec un liseré et le
lettrage "FORD" qui font discrètement écho à la GT40.
Si tant de constructeurs choisissent le Circuit Paul
Ricard pour rôder leurs prototypes, ce n’est pas un
hasard. Entre la longue ligne droite du Mistral pour tester vitesse
de pointe et refroidissement, la variété de configurations
possibles et les immenses zones de dégagement, le tracé varois
permet de pousser une hypercar très loin tout en gardant une marge
de sécurité confortable.
Autre avantage très concret : l’atelier principal d’Oreca se trouve à Signes, au bout de la ligne droite. Les ingénieurs peuvent démonter la voiture le soir, modifier une pièce, revenir en piste le lendemain et accumuler vite des kilomètres avant de délocaliser les essais sur d’autres tracés européens puis américains. Un atout précieux pour arriver au Qatar puis aux 24 Heures du Mans 2027 avec un prototype déjà familier pour les six pilotes officiels.














