Nissan GT‑R (R36) : les premières précisions officielles sur la future génération

Publié le 3 avril 2026 à 12:00
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Après l’arrêt de la GT-R R35, le flou entourait sa remplaçante. Mais de nouvelles déclarations de Nissan lèvent le voile sur une R36 qui mêlera héritage et électrification.

Depuis l'arrêt de la Nissan GT‑R R35, les fans de "Godzilla" scrutent le moindre indice sur sa descendante. Entre nouvelles normes et virage électrique chez Nissan, certains craignaient la fin d'une époque. Les propos récents d'un haut responsable commencent pourtant à éclairer le futur de la prochaine supercar...

Nissan GT‑R : ce que Ponz Pandikuthira a déjà annoncé

La future Nissan GT‑R R36 conservera le bloc V6 biturbo VR38 tout en adoptant une électrification partielle. Lors du New York International Auto Show, Nissan a confirmé un calendrier qui pointe vers la fin de la décennie. Les contours restent flous, mais plusieurs certitudes se dessinent déjà. Au salon, Ponz Pandikuthira, responsable de la planification produit de Nissan en Amérique du Nord, a lâché un message clair : "Je dirais qu'en 2028 vous verrez des annonces concrètes, et j'espère qu'avant la fin de la décennie vous verrez une GT‑R R36", explique‑t‑il à nos confrères de The Drive. Il ajoute que : "la prochaine génération de GT‑R aura besoin d'un certain niveau d'électrification", condition pour vendre la voiture partout. Pour autant, ce futur modèle ne sera pas immédiatement une GT‑R 100 % électrique : "Alors, doit‑elle être un véhicule entièrement électrique ? Probablement pas, mais elle doit avoir un certain niveau d'électrification pour répondre aux exigences, pour pérenniser la compatibilité en matière d'émissions", concède Ponz Pandikuthira. Dès 2025, il avait déjà confié qu'une GT‑R hybride arriverait dans trois à cinq ans, ce qui conduit naturellement vers l'horizon 2028‑2030...

Nissan GT-R : le bloc VR38 au cœur de la future GT‑R

Sur le plan technique, la rupture sera nette. La R36 "doit absolument être" basée sur un nouveau châssis et "ce sera une voiture entièrement nouvelle", promet Ponz Pandikuthira, qui ajoute que "le groupe motopropulseur sera en grande partie nouveau". Pourtant, Nissan ne repart pas d'une feuille blanche : le bloc V6 biturbo 3,8 litres VR38DETT de la R35, capable de 600 ch et 652 Nm dans la version Nismo, sert de base. Pour le moteur, il détaille sa logique : "S'il y avait une motorisation hybride, le bloc de ce moteur VR38 (qui était le moteur de la GT‑R R35) est tellement bon. Pourquoi le jeter ? Mais peut‑être que la façon dont la combustion compte doit être très différente. Peut‑être que les culasses seront très différentes. Peut‑être que les pistons seront très différents. Donc peut‑être que nous devons changer le haut moteur". Il précise enfin qu'il "veut que ce soit une voiture mondiale". Cette fenêtre 2028‑2030 colle avec le plan Ambition 2030 de Nissan, qui vise environ 60 % de ventes électrifiées d'ici là, au moment où arriveront les normes Euro 7. Entre‑temps, la GT‑R R36 devra finaliser son développement, probablement en passant comme la R35 sur la Nordschleife pour affiner ses performances...

Pour les passionnés français, tout pointe vers une Nissan GT‑R, d'ici 2028, qui dépassera les 600 ch grâce à l'apport électrique, tout en conservant le caractère brut du VR38DETT et la transmission intégrale. Le type d'hybridation reste ouvert, mais trois éléments semblent désormais acquis : hybride, VR38 et arrivée avant 2030.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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