McLaren : le constructeur prépare une surprise qui va ravir les puristes
À The Quail, McLaren lèvera le voile sur la mystérieuse P50, annoncée avec un levier de vitesses bien en vue. Entre hommage à la M6GT et promesse d’hypercar analogique, les puristes retiennent déjà leur souffle.
Chez McLaren, les palettes au volant étaient devenues la norme absolue. La marque prépare pourtant une surprise qui devrait ravir les puristes : une supercar à boîte manuelle, connue en interne sous le nom de McLaren P50. Un teaser diffusé (voir ci-dessous) montre la M6GT, quelques plans furtifs d’un nouveau modèle et, surtout, une main qui dévoile un levier de vitesses. La promesse se précise : McLaren doit présenter, le 14 août 2026 à The Quail, sa première voiture moderne avec pédale d’embrayage.
McLaren P50 : un teaser qui parle aux nostalgiques du levier
Le clip ouvre sur la M6GT, coupé dérivé des prototypes Can‑Am de Bruce McLaren. Ce modèle n’a existé qu’à trois exemplaires, avec une boîte manuelle à cinq rapports, et vient d’être remis sur la route par la division MSO. Puis apparaissent une citation du fondateur, les silhouettes d’une carrosserie inédite et un plan final : un conducteur qui dévoile un pommeau chromé. Le clin d’œil à la M6GT ne semble pas innocent. La nouvelle McLaren P50 reprendrait certains volumes, notamment au niveau du pavillon et des ailes arrière, comme un hommage discret au premier projet de voiture de route de Bruce McLaren. L’inscription à l’écran place la révélation pendant la Monterey Car Week, au cœur du rendez‑vous californien des voitures d’exception.
La P50 pourrait offrir aux puristes la McLaren qu’ils attendaient
Derrière ce nom de code P50 se cacherait une hypercar produite à
moins de 100 unités, réservée à une poignée de
collectionneurs. Le tarif dépasserait celui de la
McLaren W1, vendue autour de 2,1 millions de dollars, environ 2
millions d’euros. Surtout, il s’agirait de la première McLaren de
route à pédale d’embrayage depuis la F1, icône des années 1990.
Pendant des années, McLaren a mis en avant la rapidité de ses
boîtes robotisées à palettes pour justifier
l’abandon du levier. Le projet P50 marque un virage vers une
expérience plus analogique, pensée pour celles et
ceux qui veulent sentir la mécanique travailler. L’annonce tombe
aussi dans un paysage où la supercar thermique se raréfie, entre
électrification croissante et généralisation des transmissions
automatiques.
Derrière le mot manuelle, plusieurs réalités coexistent. La
Ferrari 12Cilindri Manuale, par exemple, affiche une grille en
H et une pédale d’embrayage, mais le passage des rapports reste
géré par une boîte double embrayage commandée par
électronique. Certains modèles Koenigsegg suivent une
approche comparable, offrant le geste du levier sans liaison
mécanique directe entre la main du conducteur et la
transmission.
Les puristes espèrent surtout que la McLaren P50 offrira une expérience réellement mécanique : une pédale directement reliée à l’embrayage, un levier de vitesses commandant physiquement la boîte et la possibilité de gérer soi-même le régime moteur. McLaren n’a toutefois pas encore dévoilé la solution retenue. Lors de la présentation, tous les regards se tourneront donc vers le tunnel central et les éventuels indices sonores, qui pourraient confirmer la présence d’une transmission véritablement mécanique.














