Porsche 911 (Type 964) : Louis Vuitton s’invite chez Singer pour créer deux modèles uniques
Louis Vuitton et Singer transforment la Porsche 911 (Type 964) en manifeste roulant du luxe. Deux créations inédites brouillent les frontières entre restomod et haute maroquinerie.
Sur la côte californienne, pendant la Monterey Car Week, une icône a changé de garde‑robe : la Porsche 911 (Type 964). La maison Louis Vuitton s’est associée à Singer pour imaginer deux 911 uniques, un coupé Classic et un cabriolet Classic Turbo, travaillés comme des pièces de maroquinerie.
Une 911 safran, un cabriolet façon yacht : le duo signé Singer

À première vue, on voit deux 964 très travaillées. En s’approchant, on comprend surtout que tout, de la couleur aux accessoires, raconte une histoire de voyage et de style. Ces 911 semblent dessinées pour ceux qui considèrent leur garage comme un dressing. Le premier modèle est un coupé Classic basé sur une 911 Type 964. Sa livrée safran et bleu cobalt fait écho aux couleurs de la maison. On retrouve un flat‑six 4,0 litres atmosphérique refroidi par air, boîte manuelle à six rapports, propulsion et freins carbone‑céramique. À bord, cuir naturel, surpiqûres jaunes et commandes métalliques usinées soulignent le soin maniaque de Singer. Face à lui, le Classic Turbo Cabriolet repose sur un châssis de 964 découvrable. La teinte Calcaire Lutétien, inspirée de la pierre parisienne, contraste avec les inserts en bois verni sur les pare‑chocs, le pont arrière et l’habitacle, façon runabout italien. Il reçoit un flat‑six 3,8 litres biturbo, une boîte manuelle et un aileron "whale tail". Nicolas Ghesquière, directeur artistique des collections femmes Louis Vuitton, l’a pensé comme un croisement entre 911 de collection et yacht de ville.
Singer et Louis Vuitton poussent la personnalisation à l’extrême
Le point de départ du projet est une horloge : Les équipes de
Louis Vuitton voulaient transposer l’esprit de sa
montre Tambour au centre de la planche de bord. L’équipe a
développé un mouvement mécanique détachable,
capable de quitter la voiture pour se poser sur un bureau. Autour,
Singer a revu l’instrumentation : graphisme Tambour, fonds de
compteurs bleu cobalt, lettrages orange et commandes travaillées
comme de petites pièces d’horlogerie. Côté lifestyle, rien n’est
laissé au hasard. Le coupé reçoit des bagages épousant le coffre
avant, une galerie de toit pour malle, surf ou skis coordonnés,
plus un kit de conduite avec casque, gants, chaussures et blouson
assortis. Le cabriolet s’offre des compartiments à
bagages tapissés de bois et garnis de sacs emblématiques, adaptés
aux volumes de la 911, dans l’esprit "Art of Travel" de la
maison.
La
génération 964 de la Porsche 911, produite au début des
années 1990, marie silhouette classique et base
technique modernisée. Singer l’a choisie comme plate‑forme fétiche
car sa structure accepte une carrosserie en carbone, des trains
roulants actuels et des moteurs retravaillés, tout en gardant le
caractère mécanique d’origine.
Dans ce cadre, la collaboration avec Louis Vuitton a une portée particulière : première co‑signature officielle de l’histoire de la maison et premier projet conçu par Singer pour une marque plutôt que pour un client privé. Ces deux 911 n’affichent ni prix ni disponibilité publique et visent clairement quelques collectionneurs.














