Singer équipera ses futures 911 Type 964 avec un nouveau flat-six 4,0 litres de 420 ch développé avec Cosworth
Sous la robe d’une 911 (964) restaurée, Singer et Cosworth ont créé un flat-six 4,0 L atmosphérique de 420 ch. Comment ce bloc mêle refroidissement par air et technologies modernes sans trahir l’icône ?
Pour ses nouvelles Porsche 911 Carrera basées sur la Type 964, Singer Vehicle Design place le moteur au centre du projet. Le préparateur californien révèle un flat-six atmosphérique de 4,0 litres développé avec Cosworth, conçu comme l’ultime évolution du bloc M64, tout en restant fidèle à l’ADN air-cooled. Au programme : 420 ch, plus de 8 000 tr/min et une plage de couple utilisable partout, bien au-delà d’une 964 d’origine ou même d’une 964 Turbo S de 1994.
Ce six cylindres à plat sera réservé à une série de 175 voitures, 100 coupés et 75 cabriolets. Un premier exemplaire doit être présenté au Goodwood Festival of Speed, tandis que Singer a été choisi comme "marque phare" de l’édition 2026 de l’événement britannique, preuve du poids symbolique de ce moteur dans son catalogue.
Du M64 d’origine au flat-six 4,0 L Cosworth, une montée en gamme radicale
La base reste le bloc M64 de la 964, un flat-six atmosphérique refroidi par air. Singer démonte ensuite entièrement la 911 fournie par son client. Le préparateur renforce la structure et reconstruit l’auto autour de ce moteur profondément revu. Il suit un cahier des charges sur mesure pour chaque propriétaire.
Cosworth apporte son expertise en combustion, en dessin des chambres et en conduits d'admission et d'échappement. Singer explique avoir utilisé l’expérience acquise lors du développement de sa première culasse quatre soupapes pour créer ce nouveau haut moteur. L'objectif est clair : une réponse à l’accélérateur plus nette, plus de puissance à haut régime et beaucoup de couple sur toute la plage.
420 ch, VVT et culasses à eau : les secrets de ce flat-six Singer
Dans cette configuration, la cylindrée atteint 4,0 litres. Les composants internes reçoivent un revêtement à très faible friction issu du sport automobile. Cela permet d'encaisser les vitesses de rotation et les charges extrêmes. Les culasses adoptent quatre soupapes par cylindre, avec des conduits d’admission et d’échappement entièrement usinés. Les chambres de combustion sont aussi "usinées avec précision pour maximiser les performances et assurer une répétabilité cylindre par cylindre", détaille Singer.
Autre première pour la marque, ce moteur reçoit un système de calage variable des soupapes. C’est la première fois qu’un bloc restauré par Singer adopte la variation de levée et de calage des soupapes. Il offre davantage de couple à bas et moyens régimes sans sacrifier la rage du haut du compte-tours. La puissance culmine à 420 ch, avec un régime maximal fixé à plus de 8 000 tr/min.
Architecture hybride air/eau, boîte six rapports et échappement titane
Pour maîtriser la température à ces niveaux de performance, Singer parle aussi d’une première. Le moteur atmosphérique combine culasses refroidies par eau et cylindres refroidis par air, avec un ventilateur électrique. Ce compromis permet de garder le caractère thermique d’une 964. Cela permet aussi de mieux contrôler les zones critiques autour des soupapes et des chambres.
Les clients peuvent associer ce flat-six à une boîte manuelle à six rapports optimisée pour envoyer la puissance aux seules roues arrière. Il existe, en option, un levier surélevé au mécanisme apparent. Un échappement entièrement en titane a été développé pour gérer le flux de gaz à haut régime et offrir une sonorité à la hauteur. Le coût final dépasse facilement le million de dollars (environ 860 000 euros). Il faut également compter la 964 donneuse facturée entre 60 000 et 345 000 euros.














