Aston Martin DB12 S VMF : ces trois GT cachent un clin d’œil secret aux 24 Heures du Mans

Publié le 12 août 2026 à 13:30
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À Monterey, trois Aston Martin DB12 S VMF semblent anodines. Leur calandre colorée cache pourtant un message venu du Mans que peu saisiront.

Sur les images de Monterey Car Week 2026, on pourrait passer à côté. Trois Aston noires, profil de grand tourisme. Pourtant, derrière ces Aston Martin DB12 S VMF se cache un clin d’œil très précis : un code de course que seules les passionnées des 24 Heures du Mans peuvent vraiment décoder.

Aston Martin DB12 S VMF : trois GT noires qui cachent bien leur jeu

Le trio a été façonné par le département de personnalisation Q by Aston Martin pour célébrer les 75 ans du Pebble Beach Concours d’Elegance. Trois coupés, baptisés VMF 63, VMF 64 et VMF 65, qui reprennent l’idée des grilles colorées et des immatriculations "VMF" des DB2 officielles engagées au Mans au début des années 1950. Aston Martin ne dit même pas si ces trois pièces uniques seront vendues après la semaine de Monterey. La scène se joue en Californie, mais le scénario vient de la Sarthe. En 1950, le constructeur britannique construit trois DB2 de course pour les 24 Heures du Mans, puis les fait courir au début des années 1950. Elles portent toutes des plaques britanniques commençant par "VMF" et, détail malin, une calandre peinte d’une couleur différente pour les distinguer rapidement depuis les stands. Soixante-quinze ans plus tard, Q by Aston Martin reprend exactement cette idée. Les trois DB12 S de la collection VMF partagent une carrosserie Carbon Black, mais la grille se pare de Rosso Red sur VMF 63, de Speed Yellow sur VMF 64 et d’Ellwood Blue sur VMF 65. Les mêmes teintes s’invitent sur les side strakes en carbone, sur les ronds "75" des ailes et sur l’Aeroblade arrière, où apparaît aussi la silhouette d’une DB2.

Sous les clins d’œil au Mans, une vraie Aston Martin DB12 S musclée

Le rappel à la DB2 ne s’arrête pas à l’extérieur. Dans l’habitacle, la silhouette de la vieille Aston de course s’affiche en broderie sur les dossiers avant, accompagnée d’ailes Aston en surpiqûres contrastées. Les "75" se retrouvent sur les dossiers arrière et sur les plaques de seuil, tandis que le bouton start/stop et les palettes de changement de rapport sont peints dans la couleur propre à chaque VMF, comme un code secret réservé au conducteur. Techniquement, ces trois one-off restent des DB12 S à part entière. La version S, dévoilée en octobre 2025, pousse le V8 4,0 litres biturbo d’origine AMG à 690 ch, associé à une boîte automatique à huit rapports recalibrée. Les freins carbone-céramique sont montés d’office, les amortisseurs adaptatifs Bilstein DTX et les barres antiroulis ont été raffermis, tandis qu’un pack aérodynamique plus agressif et quatre sorties d’échappement complètent l’allure de GT très rapide.
À Monterey, Aston Martin met en scène ce trio à côté d’une véritable DB2 de collection, histoire de montrer le fil rouge entre la course d’hier et le grand tourisme d’aujourd’hui. La marque en profite aussi pour exposer sa Vanquish 25 Special Edition, limitée à 50 exemplaires pour les 25 ans de la première Vanquish V12, ainsi que la supercar Valhalla et le reste de la gamme S.
Vittorio Gabba, responsable du programme Q, parle d’un "vrai honneur" pour ses équipes de signer ces autos pour un anniversaire aussi symbolique, tandis que le directeur commercial Andrea Baldi voit dans Monterey "le décor idéal" pour ces DB12 S très particulières.

Aston Martin reste silencieux sur leur avenir commercial, ce qui renforce encore l’impression de pièces de concours pensées pour un cercle minuscule de collectionneurs… et pour ceux qui reconnaîtront, au premier coup d’œil, une simple grille colorée venue du Mans 1950.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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