Aston Martin DB12 S VMF : ces trois GT cachent un clin d’œil secret aux 24 Heures du Mans
À Monterey, trois Aston Martin DB12 S VMF semblent anodines. Leur calandre colorée cache pourtant un message venu du Mans que peu saisiront.
Sur les images de Monterey Car Week 2026, on pourrait passer à côté. Trois Aston noires, profil de grand tourisme. Pourtant, derrière ces Aston Martin DB12 S VMF se cache un clin d’œil très précis : un code de course que seules les passionnées des 24 Heures du Mans peuvent vraiment décoder.
Aston Martin DB12 S VMF : trois GT noires qui cachent bien leur jeu
Le trio a été façonné par le département de personnalisation Q by Aston Martin pour célébrer les 75 ans du Pebble Beach Concours d’Elegance. Trois coupés, baptisés VMF 63, VMF 64 et VMF 65, qui reprennent l’idée des grilles colorées et des immatriculations "VMF" des DB2 officielles engagées au Mans au début des années 1950. Aston Martin ne dit même pas si ces trois pièces uniques seront vendues après la semaine de Monterey. La scène se joue en Californie, mais le scénario vient de la Sarthe. En 1950, le constructeur britannique construit trois DB2 de course pour les 24 Heures du Mans, puis les fait courir au début des années 1950. Elles portent toutes des plaques britanniques commençant par "VMF" et, détail malin, une calandre peinte d’une couleur différente pour les distinguer rapidement depuis les stands. Soixante-quinze ans plus tard, Q by Aston Martin reprend exactement cette idée. Les trois DB12 S de la collection VMF partagent une carrosserie Carbon Black, mais la grille se pare de Rosso Red sur VMF 63, de Speed Yellow sur VMF 64 et d’Ellwood Blue sur VMF 65. Les mêmes teintes s’invitent sur les side strakes en carbone, sur les ronds "75" des ailes et sur l’Aeroblade arrière, où apparaît aussi la silhouette d’une DB2.
Sous les clins d’œil au Mans, une vraie Aston Martin DB12 S musclée
Le rappel à la DB2 ne s’arrête pas à
l’extérieur. Dans l’habitacle, la silhouette de la vieille Aston de
course s’affiche en broderie sur les dossiers avant, accompagnée
d’ailes Aston en surpiqûres contrastées. Les "75" se retrouvent sur
les dossiers arrière et sur les plaques de seuil, tandis que le
bouton start/stop et les palettes de changement de
rapport sont peints dans la couleur propre à chaque VMF,
comme un code secret réservé au conducteur. Techniquement, ces
trois one-off restent des DB12 S à part entière. La version S,
dévoilée en octobre 2025, pousse le V8 4,0 litres
biturbo d’origine AMG à 690 ch, associé à une boîte
automatique à huit rapports recalibrée. Les freins
carbone-céramique sont montés d’office, les amortisseurs adaptatifs
Bilstein DTX et les barres antiroulis ont été raffermis, tandis
qu’un pack aérodynamique plus agressif et quatre
sorties d’échappement complètent l’allure de GT très rapide.
À Monterey, Aston Martin
met en scène ce trio à côté d’une véritable DB2 de collection,
histoire de montrer le fil rouge entre la course d’hier et le grand
tourisme d’aujourd’hui. La marque en profite aussi pour exposer sa
Vanquish 25 Special Edition, limitée à 50
exemplaires pour les 25 ans de la première Vanquish V12, ainsi que
la supercar Valhalla et le reste de la gamme S.
Vittorio Gabba, responsable du programme Q, parle
d’un "vrai honneur" pour ses équipes de signer ces autos pour un
anniversaire aussi symbolique, tandis que le directeur commercial
Andrea Baldi voit dans Monterey "le décor idéal" pour ces DB12 S
très particulières.
Aston Martin reste silencieux sur leur avenir commercial, ce qui renforce encore l’impression de pièces de concours pensées pour un cercle minuscule de collectionneurs… et pour ceux qui reconnaîtront, au premier coup d’œil, une simple grille colorée venue du Mans 1950.














