Lamborghini : la fils du fondateur fait une déclaration choc sur les voitures chinoises
le fils du fondateur de Lamborghini surprend en saluant la montée en puissance des voitures chinoises. Sa volonté affichée d’opter pour une hybride interroge l’avenir de l’automobile européenne...
Dans la Motor Valley italienne, on ne s'attend pas à entendre un héritier Lamborghini louer les mérites de la concurrence. Pourtant, au salon Automotoretrò organisé à Parme, le fils du fondateur de la marque au taureau a surpris en parlant sans détour des progrès réalisés par les constructeurs chinois. Ses propos ont bousculé bien des certitudes dans un milieu habitué aux supercars européennes...
Lamborghini : le fils du fondateur, admirateur des voitures chinoises ?
Cette prise de parole intervient alors que les voitures
chinoises gagnent du terrain en Europe. Leur part de
marché aurait atteint environ 2,9 % en 2024, soit près de 370 000
véhicules vendus sur le Vieux Continent, et en France 54 941
voitures de marques chinoises ont été immatriculées en 2025, contre
31 045 en 2024. Dans ce contexte, le choix personnel de cet Italien
très particulier intrigue.
Derrière ce nom lourd d'histoire se cache Tonino
Lamborghini, fils de Ferruccio Lamborghini. Il dirige aujourd'hui un groupe qui
porte son nom, sans lien capitalistique avec le
constructeur de supercars intégré au groupe
Volkswagen,
mais reste une figure respectée de la région. À
Parme, il participait à une conférence réunissant
l'ingénieur Giampaolo Dallara et le créateur de contenus Noah
Cooks F1 pour parler du futur de l'automobile. Interrogé sur
l'arrivée massive des marques asiatiques, il a tenu un discours
très direct : "Aujourd'hui, les constructeurs chinois
fabriquent des voitures très respectables, très avancées
technologiquement. On disait autrefois qu'au début ils copiaient,
mais maintenant ils produisent des modèles toujours plus beaux et
compétitifs", a-t-il déclaré. Face à cette évolution, il a
même ajouté : "Je leur tire mon chapeau".
Lamborghini : pourquoi le fils du fondateur envisage une hybride chinoise ?
Pour Tonino Lamborghini, ces modèles cumulent
trois atouts décisifs : un prix souvent inférieur à celui de leurs
rivales européennes, une qualité jugée
satisfaisante et des technologies très avancées : "Ils n'ont
pas encore la réputation des marques européennes, mais ils ont pour
eux la qualité, le prix et la technologie", explique-t-il,
avant de lâcher : "Je prendrai probablement une hybride
chinoise".
Sa prochaine voiture pourrait donc être une voiture hybride
chinoise plutôt qu'une hypercar italienne. Il reste
pourtant prudent quand la conversation glisse vers l'écologie. À
propos des véhicules électrifiés, il affirme : "Ne faisons pas
semblant qu'elles soient vraiment 'vertes'. Aujourd'hui, ce n'est
pas le cas", estimant que l'impact global des batteries, de
leur fabrication à leur recyclage, pose question. Il reconnaît que
cette vision relève avant tout de sa conviction
personnelle et non d'une étude scientifique détaillée.
Lors de cette même conférence, Giampaolo Dallara a livré une vision plus lointaine : "Je ne suis pas enthousiaste à cette idée, mais je pense que mes petits-enfants voyageront dans des voitures électriques, peut-être autonomes, et qu'ils ne les posséderont probablement même pas", a-t-il expliqué. Il imagine un quotidien assuré par des navettes partagées, parfois produites en Chine, tandis que les supercars italiennes resteraient réservées aux trajets de passion...














