Volkswagen Golf Alltrack : ce break discret passe à 537 ch grâce à un VR6 turbo
Préparée par HPA Motorsports, cette VW Golf Alltrack de 2019 passe de break de famille à monstre de 537 ch. Comment ce swap VR6 turbo reste-t-il utilisable au quotidien ?
Pour beaucoup, une Volkswagen Golf Alltrack, c’est un break de famille un peu surélevé, parfait pour les stations de ski mais pas vraiment pour les départs arrêtés. HPA Motorsports, préparateur canadien spécialiste de la marque, a choisi de faire l’inverse : transformer ce break sage en machine à 537 chevaux tout en gardant son look de voiture de tous les jours.
Le préparateur a glissé sous le capot d’une Golf Alltrack 2019 un bloc VR6 turbo de 2,5 litres, dérivé de son programme VR550T déjà vu sur la Golf R Mk7.5 selon The Drive. Résultat mesuré au banc : 537 ch et 516 lb-ft de couple sur du carburant 94 octane, sans perdre le côté pratique ni la transmission intégrale.
Golf Alltrack VR6 : la base MQB idéale pour un break sleeper
La Golf Alltrack repose sur la même plateforme MQB que la Golf R, avec une carrosserie de break, la transmission 4Motion et une garde au sol relevée de 0,6 inch par rapport à la Golf SportWagen. D’origine, le moteur quatre cylindres essence reste modeste ; en revanche, le châssis et l’habitacle acceptent sans mal un usage quotidien, poussette et vélos compris.

HPA a 35 ans d’expérience dans les swaps Volkswagen et avait déjà réalisé une série limitée de 50 Golf R Mk7.5 passées au VR6. Sur l’Alltrack, certains détails compliquent la tâche : frein à main mécanique et boîte DSG DQ250 à six rapports, jugée incapable d’encaisser plus de 500 lb-ft. Le préparateur a donc monté une DQ381 à sept rapports de Golf R et a dû traquer un défaut lié au calculateur qui cherchait un frein de parking électrique absent.
VR6 DDKA et programme HPA VR550T : 550 ch pensés comme d’origine
Le moteur utilisé n’est pas le vieux 3,2 ou 3,6 VR6 bien connu en Europe, mais un bloc chinois codé DDKA, plus compact et plus léger, surtout livré d’usine avec un turbo. HPA regroupe ce moteur et ses périphériques dans le kit VR550T, annoncé à 550 ch et 550 lb-ft. Dans l’Alltrack, la cartographie a été adoucie pour sortir 537 ch, ce qui reste largement au-dessus d’une supercar des années 2000.
Sur la Golf R, le programme VR550T était limité à 50 conversions, facturées moins de 40 000 $ (environ 37 000 €) hors voiture donneuse. Le package comprend notamment :
- le VR6 2,5 l turbo DDKA complet ;
- la boîte DSG DQ381 renforcée ;
- une gestion électronique retravaillée pour s’intégrer au réseau CAN comme une configuration d’usine.
Pourquoi ce swap VR6 turbo a du sens sur une Golf Alltrack
Dans ce break, le VR6 donne un caractère très différent d’un quatre cylindres 2.0 TSI préparé : son grave typique, un couple massif dès les bas régimes et une montée en régime linéaire. HPA a conservé la suspension d’origine, pensée pour la garde au sol plutôt que pour la tenue de route, et Marcel Horn souhaite encore installer des freins plus costauds et un bypass d’échappement, preuve que le projet reste en évolution.
Face aux swaps de cinq cylindres Audi RS3 dans des Golf Alltrack, qui visent parfois 700 ou 1 000 ch, cette configuration VR6 DDKA apparaît comme un compromis plus exploitable au quotidien. Elle offre un break "sleeper" très discret, une intégration proche de l’origine et un moteur culte ressuscité, une combinaison qui parle directement aux passionnés de Volkswagen, y compris en France où une Golf Variant 4Motion pourrait servir de base similaire.














