La McLaren F1 accidentée d'Elon Musk refait surface en Floride et vaut désormais une fortune en pièces détachées
En 2000, Elon Musk pulvérise sa McLaren F1 à 855 000 euros sur une route de la Silicon Valley, sans la moindre assurance. Vingt-cinq ans plus tard, un youtubeur floridien met la main sur des morceaux très convoités de cette épave devenue légendaire.
Un jeune milliardaire de la tech qui célèbre son premier jackpot avec une supercar à 1 million de dollars (environ 855 000 euros), un crash spectaculaire sur une route de la Silicon Valley, aucune assurance pour couvrir les dégâts, puis une boîte mystérieuse qui réapparaît un quart de siècle plus tard en Floride. L'histoire de cette épave de supercar vaut aujourd'hui autant que certaines voitures neuves.
Au centre de ce feuilleton mécanique, il y a Elon Musk et sa McLaren F1 châssis 067, achetée autour de 1999 après la vente de Zip2 qui lui a rapporté 22 millions de dollars, soit environ 18,8 millions d'euros, selon The Drive. Quelques mois plus tard, il la fracasse sur Sand Hill Road, à Palo Alto, avec Peter Thiel à bord et, surtout, la voiture est alors sans assurance.
Accident de la McLaren F1 d’Elon Musk : d’un jouet à 1 M$ à un crash mémorable
La McLaren F1 est déjà une légende, avec seulement 106 exemplaires produits. Musk utilise pourtant la sienne comme simple voiture du quotidien, parcourant environ 11 000 miles (environ 17 700 km) la première année. En 2000, en route vers un rendez-vous avec Sequoia Capital, Peter Thiel lui demande ce qu'elle peut faire et Musk répond, selon Jalopnik : "Regarde ça".
Sans aide électronique ni antipatinage, la supercar part en tête-à-queue, grimpe un talus et détruit sa suspension et une bonne partie de la carrosserie, mais la cellule carbone protège les deux hommes. Peter Thiel raconte plus tard au New York Times : "C'était un miracle qu'aucun de nous n'ait été blessé". Il ajoute qu'il ne portait même pas de ceinture, détail hallucinant quand on voit la violence du choc.
Une McLaren F1 sans assurance, réparée puis revendue avec profit
Le plus fou dans cet accident reste que la voiture était réellement sans assurance. Elon Musk a reconnu plus tard, cité par The Drive, qu'il n'avait pas voulu assurer la F1 parce qu'il pensait que cela ne lui arriverait "jamais". Il paie donc les réparations de sa poche, garde la voiture jusqu'en 2007, puis la revend avec profit. En 2009, l'arrière prend feu, selon McLaren Palm Beach, et la F1 part chez McLaren Special Operations pour une reconstruction complète.
Entre-temps, la cote des F1 explose : un exemplaire se vend désormais plus de 20 millions de dollars, soit plus de 17,1 millions d'euros. Pour un lecteur français, un détail choque encore plus que le prix. En France, rouler sans assurance responsabilité civile est un délit passible d'amende et de suspension de permis, alors que certains ultra-riches américains préfèrent tout simplement s'auto-assurer en acceptant le risque.
En Floride, les pièces de l’épave d’Elon Musk deviennent objets de collection
En 2026, le youtubeur floridien Tavarish, de son vrai nom Freddy Hernandez, et son complice Rich Rebuilds reçoivent une mystérieuse caisse remplie de pièces issues de la réparation d'origine de la F1, raconte Supercar Blondie. Pare-chocs arrière en carbone, roues et pneus Goodyear Eagle F1 : ils estiment que le pare-chocs pourrait valoir entre 50 000 et 100 000 dollars, soit jusqu'à environ 85 500 euros, et les pneus jusqu'à 60 000 dollars, près de 51 000 euros. Ils évoquent déjà un scan 3D des jantes et un pare-chocs accroché au mur.














