Max Verstappen explose de colère face à la nouvelle réglementation F1

Publié le 16 mars 2026 à 08:30
Mis à jour le 16 mars 2026 à 14:39
"Formula E sous stéroïdes" : l'avis cash de Max Verstappen sur les F1 2026 !

À Shanghai, Max Verstappen craque face à la nouvelle réglementation F1 2026, entre moteur 50 % électrique et bouton boost. Que cache cette colère froide du quadruple champion ?

Le week-end de course à Shanghai a déjà offert son lot de surprises sportives. Mais ce qui a surtout retenu l’attention, c’est la façon dont Max Verstappen a explosé face aux nouvelles règles de la Formule 1, au point de comparer la discipline à un simple jeu vidéo.

En difficulté depuis le début de saison avec Red Bull Racing, le quadruple champion du monde a abandonné au 46e tour du Grand Prix de Chine 2026 pour un problème de refroidissement du bloc propulseur. Dans ce contexte tendu, il s’en est pris frontalement à la nouvelle réglementation F1 2026, qui impose un moteur à 50 % électrique et rebat les cartes aérodynamiques. Et ses mots ont été d’une rare dureté.

Grand Prix de Chine 2026 : la goutte d’eau pour Max Verstappen

Face aux journalistes présents à Shanghai, le Néerlandais n’a pas mâché ses mots. "C’est terrible. Si quelqu’un aime ça, alors il ne comprend vraiment pas ce qu’est le sport automobile", a-t-il pesté, cité par Ouest-France. Pendant que Kimi Antonelli offrait à Mercedes la victoire devant George Russell, Ferrari plaçait Lewis Hamilton et Charles Leclerc en troisième et quatrième positions, laissant Red Bull et son nouveau coéquipier Isack Hadjar loin du compte.

Essais F1 2026 Bahreïn © DPPI / Psnewz

Max Verstappen n'est clairement pas en phase avec le règlement actuel en F1.

Le ton est monté encore d’un cran lorsque le pilote a décrit son ressenti au volant des monoplaces 2026. "Ce n’est pas du tout amusant. On joue à Mario Kart, ce n’est pas de la course", a-t-il ironisé, lui qui avait dominé la F1 de 2021 à 2024. Verstappen, déjà critique cet hiver, avait comparé ces voitures à de la Formule E sous stéroïdes, signe d’un profond malaise avec cette nouvelle ère hybride.

Nouvelle réglementation F1 2026 : moteur 50 % électrique et bouton boost

Le cœur de la réforme se trouve dans les blocs propulseurs hybrides, désormais répartis à parts égales entre thermique et électrique. L’objectif affiché est de rendre les courses plus animées, avec des châssis et une aérodynamique revus pour favoriser les dépassements. Sauf que pour Verstappen, cette montée en puissance de l’électrique éloigne la catégorie reine de l’esprit qu’il associe à la F1.

Autre nouveauté majeure, le fameux bouton boost : une commande qui permet, quand un pilote suit un adversaire à moins d’une seconde, d’utiliser instantanément la batterie pour gagner en puissance. "Parfois, tu dépasses quelqu’un avec le boost, puis ta batterie est à plat, il (un concurrent) te redépasse [...] Pour moi, c’est juste une blague", a résumé le Néerlandais. Une séquence type dépassement–contre-dépassement qui, à ses yeux, ressemble davantage à une mécanique de jeu vidéo qu’à une lutte en piste.

Entre pilotes conquis et sceptiques, une F1 coupée en deux

Dans le paddock, tout le monde ne partage pas ce rejet frontal. En Chine, les pilotes Ferrari Lewis Hamilton et Charles Leclerc ont expliqué qu’ils prenaient du plaisir avec leurs nouvelles voitures, malgré les contraintes de gestion d’énergie. Mercedes semble pour l’instant tirer profit du règlement avec Antonelli et Russell devant, alors que Red Bull tâtonne et que McLaren n’a même pas pris le départ en raison de soucis électriques et mécaniques, preuve des défis techniques de cette ère à 50 % électrique.

Pour Max Verstappen, ce mélange de stratégie batterie, de surpuissance temporaire et de hiérarchie bouleversée ressemble à une F1 qui s’éloigne de la course "pure" qu’il affectionne. Reste à voir jusqu’où ira ce bras de fer entre un champion au franc-parler assumé et une réglementation que lui juge, tout simplement, "une blague".

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