Il transforme un vieux Boxster en Porsche 911 GT3 RS après 2 000 heures d’impression 3D

Publié le 16 septembre 2026 à 19:00
Il transforme un vieux Boxster en Porsche 911 GT3 RS après 2 000 heures d’impression 3D

Faute de pouvoir s’offrir une Porsche 911 GT3 RS, le youtubeur Mike Lake en a fabriqué une réplique grandeur nature à partir d’un Boxster 986 et de centaines de pièces imprimées en 3D.

Une Porsche 911 GT3 RS qui vaudrait jusqu’à 460 000 € si elle sortait d’une concession, mais dont la carrosserie est sortie… d’imprimantes 3D de salon. C’est la folie très sérieuse qu’a menée l’Australien Mike Lake, youtubeur passionné, avant de pousser sa Porsche 911 GT3 RS imprimée en 3D dans la lumière d’un grand festival automobile à Sydney.

Après des mois de conception numérique et d’assemblage dans son garage, il vient d’achever sa réplique grandeur nature sur la base d'une Porsche Boxster 986. Plutôt que de la garder pour lui, il a choisi de l’exposer au milieu de vraies pistardes, histoire de vérifier si son travail tromperait les regards… et si une carrosserie en plastique imprimé supporterait la chaleur australienne.

De la Boxster 986 à une fausse vraie 911 GT3 RS

Au départ, Mike Lake n’avait pas les moyens de s’offrir une 911 GT3 RS 992, supercar dont le prix grimpe largement au‑delà du demi‑million de dollars sur le marché. Il a donc misé sur une base bien plus accessible : une Porsche Boxster 986 de première génération, payée environ 13 000 dollars australiens, soit autour de 8 000 €.

Cette Boxster dispose d’un moteur central arrière, installé derrière les sièges, une architecture idéale pour servir de base au projet. Mike Lake a dénudé la voiture, gardé la mécanique, puis dessiné une carrosserie complète de 911 GT3 RS 992 à imprimer en 3D, son projet GT3D étant documenté pas à pas sur YouTube.

477 pièces, 2 000 heures : dans les coulisses de la carrosserie 3D

Concrètement, la carrosserie de la fausse GT3 RS réunit 477 pièces en PETG imprimées à l’aide d’imprimantes 3D grand public Elegoo Neptune 4 Pro. Les machines ont tourné près de 2 000 heures. Rien que le pare‑chocs avant a demandé 61 segments, 381 heures d’impression, 10,5 kg de filament et environ 231 dollars australiens de plastique, soit près de 140 €.

Une fois imprimés, les panneaux ont été soudés entre eux au fer à plastique puis collés, avant de recevoir des renforts en fibre de verre et plusieurs couches de mastic minutieusement poncées pour effacer les stries. La matière première lui a coûté autour de 900 € de filament, ratés compris, là où un simple pare‑chocs arrière officiel de 911 GT3 RS peut approcher les 11 400 €.

World Time Attack : le test grandeur nature de la GT3 RS imprimée

Pour juger du résultat, Mike Lake a sorti sa création du garage et l’a amenée à un grand événement sur le circuit de Sydney Motorsport Park, entourée de vraies voitures de course. Au premier regard, beaucoup de visiteurs ont cru à une authentique GT3 RS, avant de réaliser en s’approchant qu’ils regardaient une carrosserie entièrement imprimée en 3D, posée sur une mécanique de Boxster musclée par un turbo.

Reste la question de la chaleur. Mike Lake raconte que la voiture est restée deux jours en plein soleil australien, sans bâche, sous un véritable soleil de plomb. "Je suis très heureux de dire que la voiture a parfaitement survécu. Aucune déformation. Elle a exactement le même aspect." De quoi suggérer qu’une carrosserie imprimée peut, au moins pour un usage d’exposition, résister à des conditions réelles.

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