La toute première Koenigsegg préparée par Mansory est plutôt réussie (+vidéo)
C'est la première Koenigsegg modifiée par Mansory. Et elle n'est pas mal du tout. En tout cas, elle n’est pas gratuitement ostentatoire
Koenigsegg et Mansory ont collaboré pour la première fois. C’est la Jesko qui en est sorti. Et ce n’est pas un cauchemar esthétique (pour une fois). Voilà qui est suffisamment rare, par rapport à toutes les autres créations très clivantes de chez Mansory.
Une Jesko revue (avec goût ?) par Mansory
Oui, vous avez bien lu. Mansory, le roi du tuning
excessif et des supercars relookées à coups de carbone clinquant et
d’intérieurs multicolores, vient de s’attaquer à une
Koenigsegg Jesko. Et contre toute attente… Le résultat est plutôt
réussi.
C’est une première pour Mansory, qui n’avait encore jamais touché à
une Koenigsegg. La victime — ou plutôt la base — est une Jesko,
l’hypercar suédoise de 1.600 chevaux. Préparée en
collaboration avec le site de casino en ligne Spartans.com, cette
version unique ne tombe pas dans les travers habituels du
préparateur allemand.
Pas de camouflage fluo ni de chrome arc-en-ciel ici. La teinte
sable satinée de la carrosserie de cette Koenigsegg,
associée à des éléments en fibres de carbone apparentes,
confère à cette Jesko un look presque
sobre. Pour une création Mansory, c’est même
minimaliste.
Les modifications extérieures sont discrètes mais visibles.
Un nouveau splitter avant avec ailettes proéminentes,
ajouts aérodynamiques latéraux, bas de caisse
redessinés.
Et à l’arrière, un nouvel aileron surdimensionné ainsi qu’un diffuseur modifié. Tout cela vient renforcer la silhouette déjà spectaculaire de la Koenigsegg Jesko. Mais sans la dénaturer.

Une base technique toujours monstrueuse
Mention spéciale à l’intérieur bleu
turquoise, une signature Mansory certes audacieuse, mais qui
contraste élégamment avec la teinte extérieure. L’ensemble
fonctionne étonnamment bien.
Sous le capot, rien ne change. La Jesko version Mansory
conserve son V8 bi-turbo de 5,0
litres, ses 1.600 chevaux et sa boîte à neuf rapports
Light Speed. Avec un appui pouvant atteindre 1.400 kg, elle reste
l’une des hypercars les plus performantes (et les plus extrêmes) du
marché.
Mansory et Koenigsegg, c’était une association qu’on
redoutait un peu. Et pourtant, le préparateur allemand a
su rester mesuré, exploitant intelligemment la base stylistique
radicale de la Jesko au lieu de
la caricaturer. Résultat : une hypercar personnalisée, certes
voyante, mais pas dénaturée.
C’est bien la première fois qu’on peut qualifier une Mansory de
« subtile ». À voir si cette tendance se
confirme, ou si l’atelier retournera bientôt à ses excès les plus
kitsch...
Après tout, on pourrait comprendre. Il faut bien admettre que la
clientèle de Mansory aime l’ostentatoire.















