Sung Kang (Fast & Furious) prépare son propre film de drift avec "Lola" en vedette, une Toyota AE86 hors norme
Sung Kang, l’inoubliable Han de Fast & Furious : Tokyo Drift, passe derrière la caméra avec Drifter. Un film indépendant consacré au drift, porté par une spectaculaire Toyota AE86 surnommée Lola.
On connaissait Sung Kang en Han, le pilote de Fast & Furious : Tokyo Drift. On le découvre désormais aux commandes de sa propre histoire avec Drifter, un long métrage indépendant centré sur le drift. L'acteur y écrit, réalise et tient le rôle principal, loin des grosses productions hollywoodiennes, pour revenir à ce qui l'a rendu culte : des voitures, des virages et une communauté réelle.
Le film suit un héros cabossé par la vie qui cherche une seconde chance sur circuit, bien plus qu'une nouvelle surenchère de cascades comme dans Fast & Furious. Au programme : drift professionnel, amitiés nouées dans les stands, tension émotionnelle. Un terrain familier pour les fans de la saga, mais raconté à l'échelle d'un petit paddock plutôt qu'à celle d'une écurie XXL.
Drifter, le film où Sung Kang tient enfin tous les rôles
Selon le site officiel du film, Drifter se déroule dans une ville désertique où Tree, agent d'entretien de circuit, efface les traces sans jamais prendre le volant. Un drame du passé l'a écarté de la compétition. Quand une place se libère dans un championnat, il obtient l'occasion de courir, à condition d'accepter l'aide d'un mentor dur et d'une petite équipe de laissés-pour-compte.
Ce point de vue d'homme de ménage invisible n'est pas un hasard. Sung Kang dit vouloir parler de ces gens de l'ombre qui font tourner les circuits et se sentent inexistants en dehors. La disparition de Paul Walker a aussi cristallisé cette envie de raconter le deuil, la vulnérabilité masculine et cet esprit de famille, mais sans super-héros ni cascades impossibles.

Lola, la Toyota AE86 qui devient l'héroïne de Drifter
Dans cette histoire, la vraie partenaire de Tree s'appelle "Lola". Cette Toyota AE86, icône de Initial D, revient ici largement préparée : carrosserie Rocket Bunny, V8 LS3 sous le capot et plusieurs exemplaires dédiés aux cascades. Sung Kang confie en interview que "Lola est numéro 1 sur la feuille d'appel", façon de rappeler que la voiture est un personnage à part entière.
Pour que cette héroïne de métal soit crédible, l'équipe a tourné sur de vrais circuits comme Willow Springs avec des pilotes issus de la scène. Les fans reconnaîtront par exemple Dai Yoshihara et quelques visages de Formula Drift ou de YouTube. Drifter assume très peu d'effets numériques : Sung Kang parle d'une "lettre d'amour à la communauté automobile" et rappelle que "traditionnellement, les films n'ont pas respecté la communauté auto comme je la vois".
Une saga automobile qui se construit déjà sur la route
Avant même la sortie, le projet prend la forme d'un road-trip. Tree et Lola s'invitent sur de grands salons : SEMA à Las Vegas, un salon automobile à Toronto, le Los Angeles Auto Show, des meetings en Asie et en Californie. Teaser projeté, questions-réponses, démos de drift et séances photo autour de la voiture créent un bouche-à-oreille très ciblé.
Le film est actuellement en post-production, sans distributeur majeur annoncé. Le site officiel vise une sortie en 2026 et recense les dates du Drifter World Tour, tandis que le compte Instagram @driftermovie montre coulisses et rencontres avec le public. Un premier teaser en ligne commence déjà à circuler chez les fans de Fast & Furious et chez tous ceux qui aiment les histoires de seconde chance très humaines.














