RUF racheté par Porsche ? La réponse de la marque ne laisse guère de place au doute

Publié le 18 août 2026 à 07:30
RUF racheté par Porsche ? La réponse de la marque ne laisse guère de place au doute

Une rumeur venue d’Allemagne annonçait RUF sur le point de rejoindre Porsche, façon AMG ou Alpina. La réponse officielle du petit constructeur allemand change radicalement la donne.

La question a affolé les passionnés ces derniers jours : RUF est‑il sur le point d’être racheté par Porsche ? Parti d’Allemagne, le bruit évoque des négociations avancées pour intégrer le petit constructeur dans l’orbite de Stuttgart. Face à la rumeur, la marque aux 911 les plus extrêmes vient de répondre très clairement.

La réponse officielle ne laisse guère de place au doute : pour RUF, il n’y a ni vente en préparation ni projet de rachat par Porsche. Le contraste est d’autant plus frappant que la rumeur décrivait déjà une opération presque bouclée, dans une logique rappelant le rapprochement de Mercedes avec AMG ou le rachat d’Alpina par BMW, de quoi semer le trouble chez les fans.

Une rumeur de rachat RUF-Porsche vite embrasée

L’hebdomadaire économique allemand WirtschaftsWoche a d’abord évoqué des discussions avancées entre Porsche et RUF Automobile. L’idée : intégrer RUF à son portefeuille de marques, dans une logique comparée à AMG chez Mercedes ou Alpina chez BMW. Le magazine avançait même que Porsche s’était d’abord intéressé au préparateur californien Singer, qui aurait décliné. Interrogé sur le sujet, Porsche a refusé de commenter.

Le timing nourrissait encore un peu plus les spéculations : au moment de la Monterey Car Week, où RUF présentait sa récente EHRA, la perspective de voir le petit constructeur d’environ 80 salariés passer sous pavillon Porsche paraissait presque logique. La proximité affichée entre la famille Porsche et Alois Ruf Jr., patron de la société, rendait le scénario crédible sur le papier.

RUF, constructeur culte plus qu’un simple préparateur

Fondé en 1939 comme atelier automobile sous l’impulsion d’Alois Ruf Sr., le groupe a pris une autre dimension quand son fils, Alois Ruf Jr., s’est pris de passion pour la Porsche 911 dans les années 1970. RUF ne se contente plus alors de modifier les coupés de Stuttgart : ses modèles reçoivent leur propre numéro de châssis, leur propre nom et un statut de constructeur à part entière.

La CTR "Yellowbird" a marqué les esprits : en 1987, cette supercar dépassait les 340 km/h, devenant l’une des autos de série les plus rapides du monde. Depuis, RUF enchaîne créations extrêmes et séries très limitées, des CTR3 aux réinterprétations modernes de la 964, comme la Rodeo, avec un volume de production confidentiel mais une aura énorme auprès des puristes.

Un démenti clair : RUF "n’est pas à vendre"

Dans un communiqué adressé à un média spécialisé, RUF Automobile coupe court : "RUF n’est pas à vendre, et les informations qui prétendent le contraire sont fausses." La société ajoute qu’elle "reste fièrement détenue et dirigée par la famille, comme elle l’a toujours été", et que son indépendance lui permet de suivre sa propre vision de l’ingénierie et des performances.

RUF précise encore qu’elle respecte Porsche et partage une longue histoire avec la marque de Stuttgart, tout en soulignant qu’il n’existe "aucun projet pour que Porsche acquière RUF". Le constructeur allemand assure vouloir continuer à développer et construire ses propres voitures, de ses premières CTR aux modèles les plus récents, pour une clientèle mondiale de passionnés attachés justement à cette liberté.

Nos marques populaires Voir tout
Sport Auto