Pourquoi la Nissan 300ZX Z31, longtemps boudée, commence enfin à prendre de la valeur

Publié le 22 juillet 2026 à 08:30
Pourquoi la Nissan 300ZX Z31, longtemps boudée, commence enfin à prendre de la valeur

Affichée à 8 500 dollars (environ 7 400 euros), cette Nissan 300ZX de 1986 témoigne d'un changement de statut. La génération Z31 entre discrètement dans le cercle des youngtimers les plus recherchées.

Une Nissan 300ZX de 1986 affichée à 8 500 dollars, soit un peu moins de 7 500 €, ne ressemble pas à une énième annonce de youngtimer. C’est le symptôme d’un basculement : la génération Z31, longtemps vue comme la "Z de transition" entre les mythiques 240Z/260Z/280Z et la très désirée Z32 des années 90, commence à intéresser sérieusement les collectionneurs. Cette 300ZX de 1986 n’est plus seulement une vieille japonaise sympa, c’est une vraie candidate à la collection.

Car ce prix plaçait autrefois la Z31 tout en haut de sa fourchette tolérable. Aujourd’hui, il devient cohérent pour un exemplaire propre, non modifié et sans rouille, là où les épaves roulantes se négocient encore bien moins cher. Avec la pénurie d’exemplaires sains et d’origine, chaque annonce bien présentée ressemble de plus en plus à un rappel : la fenêtre des Nissan 300ZX de collection encore abordables se réduit.

Nissan 300ZX de 1986 : le tournant discret de la génération Z31

Première des 300ZX, la Z31 est produite de 1984 à 1989, à près de 330 000 exemplaires, record pour une Z. Le millésime 1986 correspond au "kouki", le restylage de maturité : boucliers plus aérodynamiques, feux arrière pleine largeur et troisième feu stop central à LED, une première en grande série. Sous le capot, on retrouve le V6 3,0 l VG30E de 160 ch ou le VG30ET turbo d’environ 200 à 205 ch, avec boîte manuelle 5 vitesses ou automatique 4 rapports ; les turbos produits à partir du printemps 1986 reçoivent un différentiel à glissement limité mécanique.

Dans l’habitacle, le fameux tableau de bord numérique a longtemps fait sourire. Il coche aujourd’hui toutes les cases de la nostalgie années 80 : vitesse affichée en segments, graphismes verts ou orange, commandes rassemblées autour du conducteur. Associés aux teintes bicolores des séries spéciales 50th Anniversary ou à l’esprit plus radical de la Shiro Special, ces détails donnent à la 300ZX Z31 de 1986 une personnalité très marquée, pile dans ce que recherchent les quinquas qui ont grandi avec ces voitures en poster.

Pourquoi la 300ZX Z31 a été boudée… puis rattrapée par le marché

Coincée entre les S30 (240Z, 260Z, 280Z) déjà classées au rang d’icônes et la Z32 au design plus sculpté, souvent en version biturbo, la 300ZX Z31 a passé des années dans l’angle mort. Jugée moins pure que les premières Z et moins spectaculaire que sa remplaçante, parfois critiquée pour l’entretien de ses versions turbo, elle a longtemps servi de "daily sympa" plutôt que de pièce de collection.

Le décor a changé avec l’envolée des sportives japonaises 80‑90 : Supra, RX‑7, Z32… Sur les outils de cote comme Hagerty, une Nissan 300ZX de 1986 en état "correct" tourne autour de 7 500 dollars (environ 6 600 euros), en hausse récente, tandis que les données de marché agrégées par Classic.com indiquent une valeur moyenne avoisinant 11 700 dollars (environ 10 000 euros) pour les atmosphériques, avec des ventes entre 6 700 et plus de 13 000 dollars (entre 5 800 et 11 400 euros), et quelques exemplaires vitrine proposés bien au‑delà. Dans ce paysage, 8 500 dollars (environ 7 400 euros) pour une Z31 de 1986 saine n’apparaît plus comme un caprice, mais comme un ticket d’entrée sérieux.

Annonce à 7 400 € : ce que raconte vraiment une 300ZX de 1986 à ce prix

Une 300ZX Z31 affichée autour de 8 500 dollars correspond en général à un profil très précis : carrosserie intacte, pas ou peu de rouille aux bas de caisse et passages de roue arrière, intérieur d’origine avec tableau de bord numérique fonctionnel, jantes stock, historique d’entretien lisible. Un cas typique décrit sur le marché américain parle d’un exemplaire non restauré, non modifié, présenté comme "pépite abordable" dans un univers où les autres années 80 prennent déjà le large.

Pour une Nissan 300ZX de 1986, ce niveau de prix se situe au‑dessus des voitures simplement bonnes à rouler et en dessous des autos de concours. Un acheteur attentif regardera le bon fonctionnement du V6 (turbo sans fumées ni bruits suspects), la présence du différentiel autobloquant sur un modèle turbo tardif, les preuves d’entretien de la distribution et de la corrosion. Avec la raréfaction des exemplaires préservés, chaque annonce propre à ce tarif illustre la même réalité : la Z31 n’est plus une oubliée, mais une youngtimer que le marché est en train de reclasser.

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