Cette McLaren F1 accidentée appartenait à une star du rock... et elle est à vendre ! (+images)
Accidentée deux fois, cette McLaren F1 GTR « Pop Art » appartient au batteur de Pink Floyd. Estimée à 35 millions de dollars, elle est aux enchères.
Deux sorties de piste, un vol plané dans un champ de blé, et pourtant une cote qui dépasse l'entendement. Dans le bon sens. La McLaren F1 GTR du batteur de Pink Floyd Nick Mason s'apprête à passer sous le marteau. Estimée à plus de 35 millions de dollars, elle pourrait devenir la F1 la plus chère jamais adjugée en vente publique.
Une McLaren F1 GTR de légende chez un batteur de rock
Impossible de la confondre avec une autre. Surnommée
« Pop Art F1 », cette McLaren arbore une livrée unique en son
genre, mêlant rouge écarlate et jaune dans le plus pur esprit des
années 1990. Sous cette robe se cache le châssis 10R, la première
des neuf F1 GTR construites au standard de course révisé de 1996,
achevée dans les ateliers de Woking en décembre
1995.
Autant dire une pièce de musée roulante. Depuis 1999, elle n'a
connu qu'un seul propriétaire privé. Nick Mason, batteur de Pink
Floyd et collectionneur passionné de belles mécaniques.
McLaren avait d'abord conservé l'auto avant de la lui céder pour
une somme restée confidentielle. Puis de la convertir pour un usage
routier. L'entretien, lui, a toujours été confié aux
spécialistes de Lanzante, gardiens
attitrés de la voiture pendant toute sa carrière entre les mains du
musicien.
Si cette F1 GTR fait autant saliver les collectionneurs, c'est
aussi pour son histoire sportive. Le châssis 10R fait le
pont entre la GTR victorieuse aux 24 Heures du Mans 1995
et la version de compétition plus aboutie de la saison 1996.
Peinte à l'origine dans un rouge profond, la
McLaren F1 10R a pris part aux pré-qualifications du Mans,
sanglée par le pilote David Brabham. Elle n'a finalement pas
disputé la course cette année-là, l'écurie McLaren lui préférant sa
sœur, le châssis 11R.
Un parcours atypique qui n'enlève rien à sa valeur, bien au
contraire. Les rares F1 GTR d'usine restent parmi les autos
de course les plus convoitées de la planète.
Deux crashs, un champ de blé, et toujours 35 millions
Le CV de cette McLaren compte aussi quelques
frayeurs. En 2009, un journaliste l'a expédiée dans un champ de
blé, imposant une restauration complète chez Lanzante.
Puis, en 2017, lors du Goodwood Members' Meeting, c'est
Nick Mason lui-même qui a perdu le contrôle et percuté un
mur de pneus.
Une nouvelle fois, les artisans anglais l'ont remise à
neuf. Entre-temps, la belle a multiplié les sorties en
Europe, avec notamment un rallye routier de 750 kilomètres à
travers l'Italie.
Malgré ce passé mouvementé, elle affiche aujourd'hui un état
irréprochable, fruit d'un entretien méticuleux. Rendez-vous le mois
prochain chez RM Sotheby's, à l'occasion
de la Monterey Car Week, pour savoir
jusqu'où grimperont les enchères.
Mais avec une provenance rock’n roll, un pedigree de course et deux
résurrections… Cette F1 GTR prouve qu'un mythe pardonne presque
tout. Reste la question à 35 millions de dollars. Trouvera-t-elle
un acquéreur prêt à écrire le prochain chapitre de sa légende ?















