Pourquoi ce Mercedes-Maybach G 650 d'occasion vaut 950 000 €, plus cher que la plupart des supercars ?

Publié le 30 juin 2026 à 07:30
Pourquoi ce Mercedes-Maybach G 650 d'occasion vaut 950 000 €, plus cher que la plupart des supercars ?

Près d’un million d’euros pour un 4x4 d’occasion : c’est le prix demandé pour ce rarissime Mercedes-Maybach G 650 Landaulet produit à seulement 99 exemplaires. Que paie-t-on vraiment à ce tarif délirant ?

Sur les photos, on croit d’abord à un simple Classe G bodybuildé. Puis on lit le prix : 949 500 €. Presque un million pour cette Mercedes‑Maybach G 650 Landaulet d’occasion, plus chère que la plupart des supercars neuves. Sous cette carrosserie de 4x4 carré, tout est pensé pour l’extravagance.

Cet exemplaire, immatriculé en 2018, n’a parcouru que 405 km : à peine plus qu’un aller‑retour Paris‑Deauville. Il s’adresse à une poignée de collectionneurs qui veulent un objet de prestige plutôt qu’une voiture à rouler. Et le plus déroutant, c’est que ce monstre reste moins extrême qu’une supercar.

Un 4x4 de luxe affiché au prix d’une hypercar

Il s’agit d’une Mercedes‑Maybach G 650 Landaulet, première incursion de Maybach dans le SUV, dérivé d'un Classe G déjà radical. Longue d’environ 5,35 m, haute de plus de 2 m, montée sur d’énormes roues de 22 pouces et des ponts portiques, elle regarde les autres voitures de haut. À la différence d’un G "classique", tout est pensé pour que le propriétaire s’installe derrière, pas au volant.

La production a été limitée à 99 exemplaires, tous assemblés à la main, avec un prix neuf qui dépassait déjà les 630 000 € selon les marchés. L’auto proposée à 949 500 € s’inscrit dans cette logique : on est dans la même zone financière qu’une Ferrari ou une Lamborghini exclusive, pour un énorme 4x4 capable de grimper des trottoirs comme une citadine.

Ce que l’on paie : V12, hauteur folle et rareté

Sous le capot, on retrouve un V12 biturbo de 6,0 litres, donné pour 630 ch et 1 000 Nm de couple. Malgré un poids d’environ 3 350 kg, le 0 à 100 km/h se fait en 6 secondes, avec une vitesse maximale limitée à 180 km/h. En clair, cette Maybach accélère comme une compacte sportive, sauf qu’elle pèse autant qu’un petit camion et qu’elle domine littéralement la route.

Le châssis reprend des éléments des versions les plus extrêmes du G, avec une garde au sol proche de 50 cm, des pneus en 325/55 R22 et une capacité à traverser près d’un mètre d’eau. Tout cela coûte cher et gonfle la facture. Face à une supercar qui mise sur le chrono et la vitesse de pointe, ce G 650 joue une autre carte : la hauteur et le sentiment d’invincibilité.

À l’arrière, plus jet privé que 4x4, dans un monde post‑V12

Là où l’écart avec une supercar se creuse vraiment, c’est dans l’habitacle arrière. Deux sièges lounge inspirés de la Classe S Maybach s’inclinent à plat, avec chauffage, ventilation et programmes de massage. Les passagers disposent de tables rabattables, de porte‑gobelets chauffants ou réfrigérés, d’écrans, d’une climatisation séparée et d’une cloison vitrée qui les isole du chauffeur par simple pression sur un bouton.

Le toit souple ne s’ouvre que pour cette zone arrière, façon landaulet : un geste suffit pour transformer le G 650 en balcon roulant. Dans un contexte 2026 dominé par les normes CO₂ et la montée des modèles électriques, un SUV cabriolet de 3,3 tonnes animé par un V12 ressemble à une espèce disparue. D’où cet exemplaire presque neuf, 405 km au compteur, affiché aujourd’hui au prix de plusieurs supercars réunies.

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