Une Lamborghini Countach greffée sur une Jeep Wrangler : cette "Jeeporghini" semble tout droit sortie de Mad Max

Publié le 16 août 2026 à 08:30
Une Lamborghini Countach greffée sur une Jeep Wrangler : cette "Jeeporghini" semble tout droit sortie de Mad Max

Avec sa carrosserie de Lamborghini Countach et son châssis de Jeep Wrangler, cette création américaine mélange deux automobiles que tout semblait opposer.

Sur les photos, on a d’abord l’impression d’un mauvais montage : une silhouette de Lamborghini Countach posée haut sur de gros pneus à crampons, avec une face avant de Jeep qui surgit sous le nez de la Lamborghini. C’est la Jeep Countach Wrangler, surnommée Jeeporghini, imaginée par Kyle, préparateur et créateur de contenu en Caroline du Nord.

Ce drôle de croisement part d’un châssis de Jeep Wrangler YJ de 1995 et d’une réplique de Countach construite sur une Pontiac Fiero. Kyle a réparé la coque en fibre, l’a séparée de la Fiero, puis l’a installée sur le châssis de la Jeep. Le résultat ressemble vraiment à une Countach qui aurait donné naissance à une Wrangler, prête à grimper des rochers plutôt qu’à traquer les chronos.

Jeep Countach Wrangler : une greffe de carrosserie très calculée

Pour faire rentrer la coque de supercar, la Wrangler a été déshabillée : capot déposé, pare-brise supprimé, arceau tubulaire arrière tronçonné pour abaisser la ligne. L’astuce, c’est que l’empattement de la YJ et celui de la réplique sont très proches, et la largeur supplémentaire de la "Lambo" couvre sans peine les ailes bodybuildées du 4x4.

Le vrai casse-tête se situait à l’avant. La proue classique de YJ, avec calandre droite et phares rectangulaires, était trop haute pour le nez affûté d’une Countach. Kyle a donc découpé l'avant de la supercar pour y intégrer la face de Jeep, protégée par un imposant pare-buffle. Vu de trois quarts, on a l’impression qu’un Wrangler est en train de percer la poitrine de la Lambo.

Une fausse supercar, un vrai 4x4 sous la peau

La mécanique, elle, reste celle d’un Wrangler : moteur à l’avant, transmission intégrale, essieux rigides et châssis rehaussé. La coque de Countach, pensée à l’origine pour un moteur en position centrale, se contente ici de recouvrir un 4x4 très classique. L’espace libéré à l’arrière devient un vrai compartiment de chargement, ce qui transforme presque la Jeeporghini en petit pick-up exotique.

Ce choix la place à l’opposé des Lamborghini "off-road" officielles. Une Huracán Sterrato ou un Urus acceptent quelques pistes, mais gardent des bases de sportives ou de SUV routiers. Avec ses gros pneus tout-terrain, son pare-buffle tubulaire et sa garde au sol XXL, la Jeeporghini joue plutôt dans la catégorie bricolage extrême, loin des V12 hurleurs et des fiches techniques de Sant’Agata.

Du Diablo Liberty à la Countach Wrangler : la saga Jeeporghini

Cette Countach sur échasses n’est pas le premier délire du genre. Un précédent projet associait déjà une réplique de Lamborghini Diablo VT Roadster à une Jeep Liberty KJ, les empattements n’étant séparés que par 1 mm (2 650 contre 2 649 mm). Sous la fausse supercar, on retrouvait là aussi une mécanique bien plus modeste qu’un V12 de 529 ch.

Pour la nouvelle Jeeporghini, Kyle mise en plus sur une peinture couleur sable avec contours dessinés à la main, façon cel-shading de jeu vidéo. L’auto semble sortir d’une BD. Il documente les étapes sur Instagram et YouTube, où le mélange Countach / Wrangler alimente les mèmes et surnoms improbables. De quoi installer durablement cette créature parmi les curiosités cultes du tuning extrême.

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