À moins de 6 000 €, cette Maserati Biturbo de 1987 est-elle une bonne affaire ou un futur gouffre financier ?

Publié le 31 juillet 2026 à 08:30
À moins de 6 000 €, cette Maserati Biturbo de 1987 est-elle une bonne affaire ou un futur gouffre financier ?

Un coupé italien, un V6 biturbo et un prix très attractif : difficile de ne pas craquer. Reste à savoir si cette Maserati est une véritable opportunité… ou un futur casse-tête.

Une Maserati au prix d'une citadine, ça interpelle. Cette annonce d'une Maserati Biturbo de 1987 à 6 800 dollars, soit environ 5 900 euros, promet un coupé italien avec V6 biturbo. Le genre de clic qui fait battre le cœur plus vite. Sur le papier, l'auto semble entretenue. La question, c'est jusqu'à quel point.

Dans la vraie vie, ce genre de bonne affaire n'en est une que pour un certain profil d'acheteur. Vous rêvez d'une voiture simple, fiable et peu chère à entretenir. Dans ce cas, détournez le regard. Si vous acceptez une part d'irrationnel et quelques soirées passées à traquer des pannes, cette Biturbo peut devenir un joli pari.

Maserati Biturbo de 1987 : la belle italienne au passé sulfureux

Au début des années 1980, Alejandro de Tomaso pousse Maserati à lancer sa BMW Série 3 italienne. Naît alors la Maserati Biturbo, coupé compact, intérieur cossu et V6 alimenté par deux turbos. Les premiers clients découvrent des soucis de mise au point, de surchauffe et de finition. La réputation de voiture séduisante mais infréquentable colle encore au modèle.

Le millésime 1987 correspond à la phase où Maserati corrige enfin le tir. L'injection électronique Weber-Marelli remplace les carburateurs et l'allumage progresse. Le V6 biturbo devient plus fiable tout en restant explosif. On ne parle pas encore de voiture sans histoires, mais d'une italienne que l'on peut maintenir en forme avec un entretien suivi plutôt que des miracles.

Cette Biturbo Si à 5 900 euros : les bons points et les gros warnings

L'exemplaire à environ 5 900 euros affiche 61 042 miles, soit moins de 100 000 kilomètres. Le vendeur annonce courroies et pompe à eau récentes, allumage rafraîchi et gros radiateur en aluminium. La carrosserie ne présenterait ni rouille ni gros chocs. En version Si, on profite du V6 biturbo injecté, de la boîte manuelle ZF et du kit carrosserie eighties.

Les lignes suivantes de l'annonce refroidissent. Climatisation R12 hors service, vitres électriques fatiguées, contacteur de toit ouvrant capricieux, consommateur inconnu qui vide la batterie sans maintien de charge. À l'intérieur, tableau de bord et dessus de portes se décolorent, le placage bois ternit, le siège conducteur a perdu sa suédine sur le côté. Pris séparément, chaque défaut paraît gérable ; ensemble, ils annoncent une voiture exigeante.

Pour qui cette Maserati Biturbo de 1987 devient vraiment la meilleure pire idée

Cette auto ne convient pas à qui veut tourner la clé et oublier la mécanique. La carrosserie de la Biturbo n'est pas galvanisée : la rouille adore bas de portes, passages de roues et bas de caisse. L'électricité est sensible, avec boîte à fusibles sur circuit imprimé et accessoires lunatiques. S'ajoutent des coûts d'entretien élevés pour la courroie de distribution et les turbos.

Pour un passionné prêt à bricoler ou à faire confiance à un spécialiste des italiennes, l'équation peut tenir. Le faible prix d'achat permet de financer une remise à niveau. En utilisation loisir, le risque reste acceptable. Pour un usage quotidien sans surprise, mieux vaut passer son chemin.

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