Cette Maserati de course de 1957 vise les 2,4 millions d'euros aux enchères, mais peine encore à trouver preneur

Publié le 12 juillet 2026 à 19:00
Cette Maserati de course de 1957 vise les 2,4 millions d'euros aux enchères, mais peine encore à trouver preneur

Produite à une vingtaine d'exemplaires, cette Maserati 200SI de 1957 revient aux enchères à Pebble Beach. Malgré un palmarès prestigieux, elle reste sur plusieurs tentatives de vente infructueuses.

Une barquette rouge, basse, au museau interminable : cette Maserati 200SI de 1957 n'est pas une sportive de salon mais une vraie voiture de course. Elle s'apprête à passer sous le marteau des Pebble Beach Auctions de Gooding Christie's, avec une estimation entre 2,2 et 2,7 millions de dollars, soit environ 1,9 à 2,4 millions d'euros.

Numéro de châssis 2425, production limitée à une vingtaine d'exemplaires, palmarès long comme le bras : sur le papier, tout plaide pour cette 200SI. Pourtant, elle est restée invendue lors de précédentes ventes, y compris en ligne. La tentative de Pebble Beach dira enfin combien vaut vraiment cette icône.

Une Maserati 200SI de 1957 en quête de près de 2,4 millions d'euros

À Monterey, la 200SI sera l'une des attractions des ventes Gooding Christie's, les 14 et 15 août, en plein cœur de la Monterey Car Week. L'estimation, désormais calée entre 2,1 et 2,5 millions d'euros, a été revue à la baisse après plusieurs essais manqués.

Chez RM Sotheby's, à Monterey, la même auto affichait environ 2,6 à 3 millions d'euros, mais la meilleure offre s'est arrêtée à 2 millions. Une nouvelle tentative en ligne n'a pas fait mieux. "Ces Maserati 200SI offrent un rapport qualité-prix vraiment intéressant, surtout face à une Ferrari 500 Testa Rossa, qui vaut presque le double", souligne David Brynan, spécialiste chez Gooding Christie's.

Du 200S au 200SI, la barquette Maserati qui voulait battre Ferrari

Tout commence en 1955 avec la Maserati 200S, réponse directe aux Ferrari 500 Mondial. Sous la fine carrosserie Fantuzzi en aluminium, un quatre cylindres 2,0 litres tout alu à double arbre et un châssis tubulaire maison. La recette fonctionne : la 200S enchaîne podiums et victoires en championnat, notamment en Italie.

En 1957, le nouveau règlement Sport Internazionale impose pare-brise enveloppant, deux portes et espace pour une roue de secours : la 200SI est née, produite à une vingtaine d'exemplaires seulement. Le châssis 2425 rejoint l'équipe Centro Sud, gagne sa classe et finit troisième au général du Giro di Sicilia avec Giorgio Scarlatti, puis s'impose au Grand Prix de Cadours avec André Loens, devant des Ferrari 500 Testa Rossa et Porsche 550 RS.

Une vie bien remplie et un passeport pour tous les grands rendez-vous

Après sa campagne européenne, la 200SI part pour le Texas, chez Carroll Shelby Sports Cars, où Jim Hall la pilote en courses SCCA à Palm Springs, Laguna Seca ou Riverside. Elle passe ensuite entre les mains du lieutenant-colonel Bob Kuhn, puis du pilote privé Otto Klein, qui la fait courir plusieurs saisons sur les circuits de la côte Est avant sa première grande restauration au début des années 1970.

Depuis 2007, la voiture appartient à Warren 'Ned' Spieker, figure des courses historiques à Monterey. Elle sera proposée avec son moteur d'origine soigneusement conservé, la mécanique de rechange et un dossier complet de documents Maserati et FIA. "C'est l'une des grandes voitures de course des années 50 qui a tout fait, prête pour qu'un nouveau propriétaire continue de la piloter, de l'exposer et d'en profiter dans les plus grands événements du monde", souligne David Brynan.

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