Lamborghini Huracán : à quoi ressemble-t-elle complètement désossée ?

Publié le 19 avril 2026 à 08:00
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À Los Angeles, une Lamborghini Huracán apparaît totalement désossée, posée sur le trottoir comme un squelette mécanique. Que révèle cette supercar au V10 complètement vulnérable ?

Voir une supercar de 350 000 dollars, soit environ 325 000 euros, posée en plein trottoir sans aucune carrosserie a de quoi faire tourner toutes les têtes. C’est pourtant ce qui est arrivé à une Lamborghini Huracán surprise à West Los Angeles, réduite à un véritable squelette mécanique. Plus de capot, plus d’ailes, plus de boucliers : seulement un châssis brut, son V10 exposé et une forêt de tuyaux et de câbles.

Lamborghini Huracán : un squelette à 350 000 $

© Carspex

Une telle vision paraît presque choquante, pourtant elle reste assez classique pour les gros entretiens ou les préparations importantes. Pour accéder aux moindres recoins du compartiment moteur, les mécaniciens déposent chaque panneau, jusqu’à laisser la structure nue. Cette scène soulève une question très simple, mais rarement documentée : à quoi ressemble vraiment une Lamborghini Huracán désossée quand on la regarde de près ? Sans sa robe en aluminium et matériaux composites, la Huracán dévoile d’abord son châssis aluminium-carbone, un treillis de poutres soudées que l’on appelle souvent spaceframe. On distingue une cellule centrale où prennent place les sièges, prolongée par des berceaux avant et arrière qui supportent mécanique et trains roulants. L’ensemble a été pensé pour rester à la fois très rigide et le plus léger possible, afin de garder la voiture stable à plus de 300 km/h. Sur l’exemple californien, tout l’arrière se résume à un bloc compact : le moteur V10 de 5,2 litres en position centrale et la boîte à double embrayage fixée directement dessus. Ce duo forme un ensemble porteur, comme une grosse pièce de Meccano qui ferme le châssis et sert d’ancrage aux bras de suspension. Autour, des conduits de refroidissement géants, des radiateurs latéraux et un faisceau électrique très dense occupent chaque recoin.

Lamborghini Huracán : l’anatomie mécanique mise à nu

Vu de derrière, le bloc V10 atmosphérique affiche jusqu’à 640 chevaux et 565 Nm sur les versions les plus sportives, avec une vitesse de pointe de 325 km/h. Désossée, la Huracán laisse apparaître chaque détail de ce groupe motopropulseur : couvre-culasses, carter, boîte LDF à sept rapports, cardans qui rejoignent les roues arrière. Les amortisseurs, les ressorts et les bras de suspension en aluminium sortent alors de l’ombre, comme la charpente d’un bâtiment sans murs. À l’avant, l’absence de bouclier dévoile la crash-box, les points d’ancrage de la suspension et la direction, entourés de gros radiateurs. Des tuyaux guident l’air vers ces éléments, mais aussi vers les freins, pour qu’ils restent efficaces quand la voiture enchaîne les fortes décélérations. Au centre, la cellule ménage des renforts en aluminium et en fibre de carbone, tandis que le faisceau électrique court tout le long de l’auto comme un réseau de veines.

Voir une Huracán aussi dépouillée reste rarissime, même pour ses propriétaires, car ce niveau de démontage concerne surtout les révisions lourdes, les réparations de châssis ou la pose de kits très larges ou parfois le vol des pièces détachées en pleine rue. La production du modèle, lancée en 2014, a pris fin tandis que son successeur adopte une motorisation hybride. Ce squelette roulant montre la face cachée du dernier supercar Lamborghini à moteur V10 atmosphérique, traité comme un objet de collection.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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