Il laisse des centaines d’inconnus conduire sa Lamborghini Huracán : après 85 000 km, le résultat sidère
Pendant cinq ans, l’Américain Rob Ferretti a loué sa Lamborghini Huracán Spyder 2019 à des centaines de clients entre New York et d’autres villes. Au terme de 85 000 km, l’état réel de cette supercar de location réserve une surprise de taille.
Aux Etats-Unis, beaucoup rêvent de toucher une Lamborghini Huracán du bout des doigts. Rob Ferretti, lui, a carrément laissé des centaines d’inconnus prendre le volant de la sienne. Cet entrepreneur américain a acheté une Lamborghini Huracán Spyder 2019 neuve pour sa société de location de supercars, Gotham Dream Cars, avant de l’envoyer en tournée entre New York et d’autres villes.
Cinq ans plus tard, le compteur affiche 53 000 miles, soit environ 85 000 km, et la voiture a connu des conducteurs de tous niveaux. On pourrait s’attendre à une supercar lessivée, bonne pour la casse ou un musée de pièces détachées. Ce que Rob Ferretti découvre sur sa chaîne YouTube SuperspeedersRob est bien différent.
Lamborghini Huracán Spyder de Rob Ferretti : une supercar transformée en voiture de location
A l’origine, cette Huracán Spyder, facturée à partir de 223 654 $ (environ 206 000 €), coche toutes les cases du rêve automobile : moteur V10 5,2 L atmosphérique, 0 à 100 km/h en un peu plus de 3 secondes et vitesse de pointe de 202 mph, soit plus de 320 km/h. En temps normal, beaucoup de propriétaires la laissent au chaud dans un garage, sortant seulement pour quelques balades du week-end.

Ici, c’est l’exact opposé. Pendant cinq ans, la Lamborghini a enchaîné les locations courtes, les démarrages à froid, les accélérations enthousiastes et les séances photo. Rob Ferretti estime que "des centaines" de clients se sont succédé au volant. Malgré cette vie bien remplie, la voiture a suivi un entretien assez simple : vidanges régulières et deux remplacements complets des freins.
Après 53 000 miles, l’état extérieur et intérieur de la Huracán surprend
Visuellement, la Huracán ne ressemble plus à une reine de salon. Le pare-chocs avant est criblé d’impacts de gravillons, des rayures apparaissent sous la lame avant, et les jantes ont déjà été refaites plusieurs fois. A bord, les tapis sont fatigués et le bourrelet du siège conducteur est nettement marqué, alors que le siège passager paraît presque neuf, preuve que tout le monde voulait absolument s’installer derrière le volant.
Pourtant, l’habitacle reste globalement propre : volant, console centrale, boutons et écrans fonctionnent et présentent peu de traces d’usure. Rob Ferretti lui attribue une note d’environ 6/10, ce qui, pour une supercar de location à 85 000 km, ressemble plus à une voiture "qui a servi" qu’à une épave.
Acheter une Lamborghini Huracán fort kilométrage : ce que révèle cette histoire
C’est surtout la partie mécanique qui étonne. D’après Rob Ferretti, la Huracán n’a connu aucune panne mécanique majeure. Le seul vrai souci a été un mécanisme de toit escamotable devenu bruyant, finalement remplacé. Le V10 tourne toujours rond, la boîte fonctionne bien, la direction reste précise. L’auto a même été mise en vente autour de 170 000 $ (environ 160 000 €), moins cher qu’une Huracán Spyder peu kilométrée, mais loin d’être invendable.
Lamborghini propose d’ailleurs un programme d’entretien Huracán sur 3 ou 5 ans, jusqu’à 100 000 km, ce qui montre que la marque prévoit ce type de kilométrage. Pour un acheteur français qui regarde une Huracán ou même une Ferrari 458 déjà bien roulée, l’histoire de Rob Ferretti rappelle qu’un compteur élevé n’est pas forcément un drapeau rouge : l’important reste un entretien documenté, un contrôle sérieux de la mécanique et l’acceptation qu’une supercar est faite pour rouler, pas pour dormir.














