James May se sépare d’une Triumph Stag qui a vécu la dernière aventure de The Grand Tour
À Londres, James May s’apprête à céder la Triumph Stag magenta de One for the Road, tournée au Zimbabwe en 2024. Une vente chargée de nostalgie pour les fans de The Grand Tour.
On pensait la Triumph Stag magenta de James May rangée pour de bon au fond de son garage londonien. Pourtant, le journaliste automobile et ex-coanimateur de The Grand Tour met en vente ce cabriolet britannique de 1974, celui qu’il conduit dans le final africain One for the Road, sur la plateforme d’enchères en ligne Collecting Cars.
Cette vente transforme une classique anglaise plutôt abordable en objet de culte pour fans de l’émission : non seulement la voiture porte les traces de son tournage africain, mais elle illustre aussi la manière dont les héros de l’écran commencent, eux aussi, à tourner la page. Reste à voir jusqu’où les enchères grimperont.
James May met en vente sa Triumph Stag MkII de 1974
D’après la fiche de Collecting Cars, le roadster est une Triumph Stag MkII immatriculée pour la première fois en octobre 1974. Propulsée par un V8 atmosphérique de 3,0 litres envoyé aux roues arrière via une boîte manuelle à quatre rapports, elle affiche 134 167 km au compteur, un kilométrage indiqué comme non garanti après un demi-siècle de vie. Les enchères atteignent déjà 16 750 £, soit environ 19 000 €.

Le cabriolet, en conduite à droite, appartient à l’animateur depuis près de trois ans. Il repose sur des jantes en alliage de 14 pouces chaussées de pneus Hankook Optimo, reçoit un intérieur en vinyle noir rehaussé de boiseries et conserve un volant à trois branches, des instruments Smiths, une horloge analogique Kienzle et un système de chauffage d’époque.
La Triumph Stag de The Grand Tour, héroïne du final africain
Dans le spécial One for the Road, diffusé le 13 septembre 2024, James May traverse le Zimbabwe et une partie du Botswana au volant de cette Stag, tandis que Jeremy Clarkson roule en Lancia Montecarlo et Richard Hammond en Ford Capri 3.0 GXL. L’épisode, présenté comme l’ultime aventure de The Grand Tour, clôt plus de vingt ans de télévision auto du trio.
Le tournage impose à la voiture pistes poussiéreuses, chaleur et franchissements répétés, un terrain loin d’être idéal pour une Stag longtemps critiquée pour ses problèmes de refroidissement. Pourtant, cet exemplaire termine le périple sans panne majeure, au point que les recherches du terme "Triumph Stag" sur Auto Trader ont bondi de 793 % dans la semaine suivant la diffusion de l’épisode.
Une icône télé passée par l’atelier de Richard Hammond
Avant de rejoindre le garage londonien de son propriétaire actuel, la Stag a connu au moins deux restaurations. L’ancien détenteur aurait fait reprendre en profondeur moteur, boîte de vitesses et suspension, même si la documentation de ces travaux s’est perdue lors d’un tournage, tandis qu’une remise en peinture plus récente a été confiée à The Smallest Cog, l’atelier mis en scène dans Richard Hammond’s Workshop.
Aujourd’hui, la peinture magenta appliquée par cet atelier est décrite comme globalement en bon état, même si l’alignement de certains panneaux pourrait être amélioré. L’intérieur patiné gagnerait à voir quelques garnitures remplacées, on note quelques piqûres sur des éléments chromés, plusieurs ampoules du tableau de bord sont à changer, mais la voiture reçoit un autoradio rétro "Classic Car Stereo" avec Bluetooth ainsi qu’une clé de contact complète le lot.














