Dodge Charger 2025 : cette muscle car électrique révolutionne tout mais refuse de devenir sage
En 2025, la Dodge Charger bascule dans l’ère électrique. Faux V8 hurlant, couple instantané monstrueux : la recette change, mais la promesse reste. Peut-elle encore faire vibrer comme un véritable pur-sang américain ?
Pendant des décennies, une muscle car, c'était simple : un énorme V8 à l'avant, la propulsion derrière, et un grondement qui faisait trembler les vitres. En 2025, la recette semblait condamnée par les normes et l'électrification. C'est justement là que la Dodge Charger 2025 arrive, avec son moteur électrique, sa transmission intégrale et son faux échappement bruyant, en bousculant toutes les habitudes.
Dévoilée début 2024, cette huitième génération repose sur la nouvelle plateforme STLA Large, accueille une batterie de 100,5 kWh et propose jusqu'à 670 ch sur les versions Daytona tout en affichant près de 2 650 kg sur la balance. Le tout avec deux carrosseries à hayon, coupé ou berline. Reste une question qui fait débat : est-ce encore une muscle car au sens classique du terme ?
Dodge Charger 2025 : la muscle car passe à l'électrique
Jusqu'ici, la définition d'une muscle car tenait en trois éléments : gros moteur atmosphérique, propulsion et bruit assourdissant. Les normes de CO₂ et la montée des SUV rendaient cette formule intenable. La Dodge Charger Daytona 2025 prend tout le monde à contre-pied en devenant la première muscle car électrique de série, avec une version R/T de 496 ch donnée pour le 0 à 100 km/h en 4,7 s et une Scat Pack de 670 ch annoncée à 3,3 s.
Basée sur deux moteurs électriques, un par essieu, la Charger impose la transmission intégrale de série dans un univers longtemps attaché à la propulsion. Le couple arrive instantanément, ce qui donne des accélérations dignes d'une supercar, mais plus faciles à exploiter. Les modes PowerShot, Drift, Donut ou Line Lock montrent clairement la philosophie de Dodge : offrir toujours le même excès, mais avec l'électronique en renfort pour canaliser la puissance.
Son Fratzonic, design néo-rétro : une expérience muscle car inédite
La partie la plus déconcertante reste le système Fratzonic Chambered Exhaust, ce faux échappement qui recrée un grondement de V8 alors que la voiture est silencieuse par nature. Des transducteurs, des amplificateurs et des chambres acoustiques déplacent réellement de l'air pour produire jusqu'à 126 décibels, un niveau comparable aux anciennes Hellcat. Le son varie avec la pédale d'accélérateur et les modes de conduite, pour garder cette relation quasi instinctive entre pied droit et bruit.
Côté style, la Charger joue la carte néo-rétro avec une silhouette large, des feux pleine largeur et ce fameux R-Wing à l'avant qui guide l'air au lieu d'une calandre classique. Elle existe en coupé deux portes ou en grande quatre portes à hayon, avec un coffre logeable et une banquette accueillante. À bord, les écrans, les réglages de performances et l'ambiance rappellent que cette muscle car électrique veut aussi servir de voiture du quotidien.
Sixpack, récompenses et colère des puristes : la révolution Dodge Charger
Autre rupture forte, la gamme ne se limite pas au zéro émission : sous le même badge Charger, Dodge proposera aussi des moteurs thermiques Hurricane 3.0 Sixpack, un six-cylindres biturbo décliné en 420 et 550 ch, bien plus sobres que les anciens V8 Hemi. Plus aucun V8 au catalogue, donc. Certains passionnés crient à la trahison, d'autres saluent une évolution logique, surtout depuis que la nouvelle Charger a été élue North American Car of the Year 2026.














