Plymouth Fury 1958 : cette américaine oubliée 50 ans au fond d’un garage cache un V8 d’origine et une histoire folle

Publié le 12 avril 2026 à 07:30
Plymouth Fury 1958 : cette américaine oubliée 50 ans au fond d’un garage cache un V8 d’origine et une histoire folle

Restée figée depuis 1969, cette Plymouth Fury de 1958 rarissime refait surface pour être restaurée totalement dans les règles de l'art. Le V8 à double carburateur d’origine de 290 chevaux n'attend que ça pour retourner sur les pistes de dragster.

Au fond d’un garage américain, une Plymouth Fury de 1958 est restée figée depuis la fin des années 1960. Cette version coupé deux portes, déjà rare à l’époque, a traversé près d’un demi‑siècle sans reprendre la route. Pour les fans de voitures US et du film Christine, c’est exactement le genre d’histoire qui intrigue.

Cette Fury appartient à la toute première génération, produite entre 1956 et 1958 comme version sportive de la Plymouth Belvedere, reconnaissable à sa teinte unique Buckskin Beige et à ses inserts dorés. Garée en 1969, elle a été récupérée presque cinquante ans plus tard par Austin, d’Obsolete Automotive. Reste à savoir ce qu’elle a réellement conservé de son passé.

Plymouth Fury 1958 : une série limitée déjà culte avant Christine

À la fin des années 1950, la Plymouth Fury 1958 servait de vitrine technique à Chrysler : seulement 5 303 exemplaires sont sortis des chaînes, tous en Buckskin Beige. Sous ses grands ailerons, la Fury recevait de série un V8 318 "Poly" de 5,2 litres, tandis qu’un 350 Golden Commando plus puissant restait en option pour quelques clients.

Avec le roman puis le film Christine, cette Fury beige est devenue, dans les esprits, une berline rouge possédée. Dans la réalité, les survivantes d’origine sont bien plus rares, surtout quand elles n’ont pas été transformées en clones de cinéma. Celle d’Austin a gardé sa carrosserie, son habitacle et surtout son V8 à double carburateur d’usine.

Garée depuis 1969 : l’incroyable survivante d’Austin et son V8 d’origine

Avant de finir au repos en 1969, cette Fury aurait fréquenté les pistes de drag race. On retrouve encore les cut‑outs d’échappement ajoutés à l’époque pour libérer la sonorité du V8. Malgré ce passé plus musclé, la caisse est restée étonnamment saine : pas de corrosion structurelle, seulement des traces de l’ancienne peinture métallisée marron.

Austin a décapé la couche marron pour faire revenir le Buckskin Beige, d’où cet aspect tacheté qui fait penser à une peau de vache. À l’intérieur, il a seulement repeint le tableau de bord et refait les sièges avec un tissu de reproduction, le reste étant d’époque. Sous le capot, le V8 318 "Poly" à double carburateur développe encore 290 chevaux, associé pour l’instant à une boîte automatique de 1959 pendant que l’unité de 1958 est refaite.

Que faire d’une Plymouth Fury 1958 aussi intacte ?

Avec une voiture aussi complète, la question de la restauration se pose forcément. Austin semble viser un simple rafraîchissement mécanique et cosmétique plutôt qu’un état concours, mais il hésite encore entre un retour strict au Buckskin Beige d’origine ou une nouvelle teinte métallisée marron, qui s’accorde bien avec les baguettes dorées sur ses rendus.

Autre élément qui alimente le mythe, Austin pense que cette Fury aurait pu appartenir au chanteur Ricky Nelson : la voiture a été vendue neuve dans une concession située à une dizaine de minutes de son domicile, sans que l’on puisse le prouver. Entre cette rumeur, l’ombre de Christine et le grondement intact du V8, cette survivante coche toutes les cases de la légende automobile américaine.

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