Après plus de 50 ans avec sa Ferrari Dino, il transmet la sportive à son fils au Royaume-Uni

Publié le 7 novembre 2026 à 19:00
ferrari dino

Pendant 54 ans, l'ex-officier britannique Charles Trevelyan a veillé sur sa Ferrari Dino 246 GT dans les Cotswolds. Aujourd'hui, il en fait l'héritage de son fils Piers, loin de toute spéculation.

Après 54 ans passés avec sa Ferrari Dino 246 GT, Charles Trevelyan a fini par faire ce qu'il avait toujours redouté : tendre les clés de sa sportive à son fils. Cet ancien officier de l'armée britannique vit dans les Cotswolds, au Royaume‑Uni, entouré de cette Dino bleu azur qu'il traite comme un membre de la famille, pas comme un simple objet de collection.

La voiture, achetée neuve en 1972, dort la plupart du temps dans un garage ou un ancien hangar militaire, protégée par un parachute comme un trésor fragile. Aujourd'hui, Charles la transmet à Piers, son fils spécialiste de voitures anciennes, en répétant simplement : "Elle ne sera jamais vendue".

Du coup de foudre au Mans au rêve de Dino

Tout commence en 1968, aux 24 Heures du Mans. Derrière un grillage, une Ferrari Dino 206 GT jaune le fige sur place. "Quand j'ai glissé mon appareil photo à travers le grillage pour la photographier, je suis tout simplement tombé amoureux de ses lignes", se souvient‑il. "Pour moi, c'était la voiture la plus belle, la mieux proportionnée, merveilleusement dessinée".

À 26 ans, jeune officier pilote d'hélicoptère, il racle ses maigres économies, vend son Alfa Romeo 1750 GTV et commande en novembre 1972 une Dino 246 GT.

Une Ferrari Dino gardée comme une capsule temporelle

Livrée chez ses parents pendant qu'il sert en Allemagne, la Dino 246 GT qu'il découvre au retour est toujours la même : châssis 05286, Azzurro Blue, intérieur cuir beige. Il ne l'a jamais fait restaurer et le moteur n'a jamais été ouvert. La voiture n'a connu ni neige et très peu la pluie, dormant souvent dans un hangar militaire, recouverte d'un parachute. Même le manuel du propriétaire est resté dans son plastique d'origine.

Ce traitement de faveur se voit au compteur : à peine 27 000 km, en plus de cinquante ans, sans la moindre panne. Le V6 2,4 litres en position centrale développe 192 ch et 225 Nm, avec boîte manuelle 5 rapports, assez pour 235 km/h. Mais lui parle surtout de sensations : "Les portes se ferment avec un 'clonk' tellement rassurant". Il a même ajouté un micro à la radio pour enregistrer "le bruit merveilleux de moi en train de passer les vitesses très vite" lors de ses montées au Prescott Speed Hill Climb.

Au Royaume‑Uni, une Ferrari Dino devenue héritage de famille

Avec l'âge, Charles roule beaucoup moins avec la Dino. Il décide de la confier à Piers, son fils spécialiste de voitures anciennes, qui l'a vue pendant des années au fond du garage. Il dit apprécier la douceur avec laquelle Piers conduit et la soigne.

Une Ferrari Dino 246 GT vaut des centaines de milliers d'euros. Charles répète pourtant : "Elle ne sera jamais vendue". Ce modèle créé en hommage au fils d'Enzo Ferrari est, pour les Trevelyan, un héritage familial.

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