Hyundai N prépare une nouvelle sportive à propulsion arrière
Hyundai N prépare une grande sportive hybride à propulsion arrière. Prix, puissance et design restent secrets mais les ambitions sont claires.
Le constructeur coréen prépare une nouvelle Hyundai N à moteur avant et à propulsion arrière. Derrière ce futur modèle sans nom officiel se joue une vraie montée en gamme de la division performance de Hyundai, qui veut sortir du simple rôle d’outsider.
Une offensive pour conquérir un nouveau marché
Le constructeur vise une gamme N élargie, avec au moins sept modèles d’ici 2030, contre cinq aujourd’hui, et des ventes multipliées par cinq sur la période. Dans ce plan, cette nouvelle sportive à propulsion apparaît comme la pièce maîtresse, dessinée pour attaquer un segment de marché estimé à 22 % des ventes mondiales de voitures hautes performances. Reste que Hyundai garde pour l’instant pour elle le look, le nom et le calendrier précis de cette nouveauté, ce qui nourrit forcément les spéculations. Selon les documents présentés aux investisseurs, Hyundai veut que sa branche N couvre plus de 60 % du marché des voitures performantes d’ici 2030, contre environ 30 % aujourd’hui, et soit présente dans plus de quarante pays. Pour attirer ces nouveaux clients, la marque ne peut plus se contenter de petites tractions survitaminées comme les i20 N ou anciennes i30 N, ni même des seuls SUV sportifs. La bascule vers une sportive à propulsion arrière vise clairement les conducteurs qui regardent vers la concurrence. Une architecture avec moteur à l’avant et roues arrière motrices promet un équilibre plus joueur, un train arrière vivant et un comportement qui parle autant plaisir que chronos. C’est aussi un signal fort envoyé au marché : Hyundai N ne veut plus seulement être raisonnable et efficace, elle veut entrer dans la conversation des vraies sportives de caractère.
Une propulsion hybride pour coiffer la gamme
Cette future sportive à propulsion arrière reposera sur une
plateforme pensée pour entraîner les roues
arrière, avec une option de transmission intégrale
à la clé. L’infographie interne laisse deviner une voiture de
gabarit imposant, positionnée au-dessus des Ioniq 5
N et Ioniq 6 N, dont les tarifs flirtent
déjà avec les 80 000 euros en France.
Côté moteur, Hyundai a tranché : ce ne sera pas un
simple clone électrique des Ioniq N. La nouvelle venue utilisera un
bloc thermique épaulé par une hybridation issue d’une technologie
en cours de lancement, sans que le niveau
d’électrification soit encore détaillé. Les premiers
éléments indiquent qu’elle restera moins puissante que les Ioniq 5
N et 6 N, qui doivent conserver le rôle de vitrines de performances
pures. Cette propulsion hybride vise plutôt le mix entre
sensations, sonorité et émissions de CO₂ contenues pour rester dans
les clous des réglementations européennes.
Beaucoup espéraient voir le spectaculaire concept
N Vision 74 arriver tel quel en série, mais
Hyundai a déjà prévenu que ce ne serait pas le
cas. La future propulsion adoptera une carrosserie différente, même
si certains éléments de son design pourraient être repris.
Autour de cette grande nouveauté, la stratégie N se déploie sur plusieurs niveaux. En entrée de gamme, une nouvelle i20 N, cette fois hybridée, et un petit SUV sportif dans l’esprit du Kona N doivent permettre de conserver un ticket d’accès relativement abordable. Au-dessus, Hyundai prépare une catégorie intermédiaire baptisée « High-Volume Performance ». Enfin, la sportive à propulsion viendra coiffer cette pyramide avec un statut à part : celui d’une véritable vitrine pour la division N, mais aussi d’un modèle capable d’attirer de nouveaux clients séduits par l’idée d’une propulsion sportive au sein de la gamme coréenne.














