Dodge relance l’idée d’une sportive à moins de 30 000 €

Publié le 8 avril 2026 à 13:30
Hennessey prépare une série exclusive de Dodge Demon 170 gonflés à 1700 ch !

Le patron de Dodge affirme qu'une vraie sportive neuve abordable reste possible. Entre marché en tension et projets secrets, son optimisme interroge...

Une véritable voiture de sport neuve à moins de 30 000 euros relève aujourd’hui presque du souvenir pour de nombreux automobilistes. Dans un contexte où les petites sportives disparaissent progressivement des catalogues, cette idée d’un modèle abordable suscite forcément l’intérêt. Le patron de Dodge, Matt McAlear, avait déjà évoqué cette piste en 2025. Un an plus tard, lors du salon de New York 2026, il a de nouveau été interrogé sur la possibilité de voir émerger une sportive accessible...

Dodge : le PDG persiste sur une sportive accessible

Interrogé sur l’existence d’un marché pour ce type de modèle, Matt McAlear a répondu : "Oui, il y a absolument un marché pour l'accessibilité. Il y a un marché pour l'accessibilité dans quelque chose que personne d'autre n'offre et qui nous sépare du lot", a déclaré le dirigeant. Pour lui, il ne s’agit pas seulement de prix cassé, mais de proposer une sportive différente de ce que la concurrence propose déjà. Sur l’hypothétique projet lui‑même, il reste très cadré : "Travaillons-nous sur quelque chose ? Rien que nous puissions confirmer ou infirmer. Je pense absolument que l'une des choses que nous devons à nos concessionnaires et à nos consommateurs est des véhicules à prix plus abordables qui non seulement vous emmènent d'un point A à un point B, mais le font avec style, attitude et performance". Dans la foulée, il tempère : "J'aimerais voir quelque chose se produire, mais cela ne signifie pas que nous allons réellement le faire."

Dodge : retour aux sources et exemple de la Viper

Matt McAlear décrit surtout une nouvelle façon de penser l’entrée de gamme chez Dodge : "Je pense que la plus grande chose que nous devons commencer à faire est de défier l'industrie sur ce que les attentes sont d'un véhicule de base d'entrée de gamme", explique‑t‑il. Il précise aussitôt : "Et je ne veux pas dire cela par le mot ‘bon marché’ ou ‘moins’. Je veux dire cela par le retour aux bases." Une réponse directe à l’inflation des équipements, des aides à la conduite et des écrans qui alourdissent les prix. Pour illustrer cette philosophie, il cite la première Dodge Viper : "Nous sommes une marque qui peut absolument renverser un segment et apporter quelque chose sur le marché que personne n'a vu venir. Nous l'avons fait par le passé. Nous l'avons fait avec la première Viper. Et si vous regardez en arrière, c'était 400 chevaux et l'essentiel de la pure muscle américaine", rappelle‑t‑il, avant d’ajouter : "Selon les normes d'aujourd'hui, 400 chevaux n'est guère rien. Mais toute cette mentalité d'offrir complètement quelque chose que personne n'a vu venir [...] c'est revenir à l'idée que moins c'est plus." Derrière la future éventuelle Dodge sportive abordable évoquée depuis un an se dessine une recette claire : prioriser les performances plutôt que le confort ou les gadgets, quitte à se passer de sièges chauffants, de couches d’ADAS et d’options coûteuses qui n’apportent pas grand‑chose au plaisir de conduite. Chez Stellantis, le designer Scott Kruger parle ainsi de : "modèles qui sont abordables tout en conservant les attributs qui les rendent désirables", a‑t‑il expliqué et chez Dodge, cet attribut central reste la performance...

Reste que rien n’est signé. Dans le passé, la marque a déjà tourné autour de ce rêve de sportive accessible avec les concepts Copperhead, Razor, Sling Shot, pensé pour affronter la Mazda MX‑5, sans jamais passer le cap de la série. Matt McAlear affirme qu’il "aimerait voir quelque chose se produire", tout en rappelant que cela "ne signifie pas" que Dodge "va réellement le faire". Pour l’instant, cette sportive à moins de 30 000 dollars, environ 28 000 €, reste donc une possibilité, encore théorique...

Nos marques populaires Voir tout

À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
Ses derniers articles
Sport Auto