C’est confirmé : les Dodge Charger à essence arrivent en Europe
Contre toute attente, Dodge ramène la Charger en Europe avec un six cylindres Hurricane et des versions électriques Daytona. Entre malus, ZFE et passion brute, le pari intrigue...
Surprise dans le petit monde des muscle cars : Dodge vient de confirmer que la nouvelle Charger sera bien vendue en Europe, et pas uniquement en version électrique. La grande nouveauté, c’est donc l’arrivée officielle chez nous de la Dodge Charger thermique, alors que beaucoup de marques tournent déjà la page des gros moteurs thermiques...
Dodge Charger : une arrivée en Europe imminente ?
Concrètement, la muscle car américaine débarquera sur le Vieux Continent avec un nouveau bloc essence suralimenté et, en parallèle, une offre zéro émission. Reste à voir comment nos routes et surtout nos malus accueilleront cette sportive. Sous le capot des versions thermiques, la marque installe un six cylindres en ligne 3,0 litres biturbo baptisé Hurricane, commercialisé en Europe sous le label Sixpack. Ce bloc remplace les anciens V8 HEMI tout en restant fidèle à l’esprit muscle car : gros couple, sonorité travaillée et performances dignes d’une GT européenne. Deux niveaux de puissance seront proposés : la Charger R/T à 420 ch et la Charger Scat Pack Sixpack HO à 550 ch, actuellement le sommet de la famille Hurricane. Toutes les versions essence destinées à l’Europe reçoivent une transmission intégrale avec mode propulsion, de quoi laisser parler l’arrière quand l’envie de jouer devient trop forte.
Dodge Charger : plateforme STLA Large, l’autre visage de la gamme
À côté de la Dodge Charger thermique, l’Europe aura droit aux deux versions 100 % électriques Daytona. La Charger Daytona R/T développe 536 ch, tandis que la Daytona Scat Pack grimpe à 670 ch. De quoi placer ces Charger parmi les muscle cars les plus puissantes jamais proposées officiellement chez nous. Toutes ces variantes partagent la nouvelle plateforme STLA Large de Stellantis, pensée pour accueillir aussi bien des moteurs thermiques que des batteries. Pour l’Europe, Dodge passera par l’importateur KW Automotive et son réseau de distributeurs, tandis que le spécialiste Iron Parts se chargera des pièces de rechange et du support technique. Pour beaucoup, la Charger reste cette silhouette menaçante aperçue dans le film Bullitt ou la voiture fétiche de Dominic Toretto dans la saga Fast and Furious. La voir arriver en concession, plutôt qu’en import confidentiel, change la donne : le fantasme de muscle car américaine devient un achat possible pour quelques passionnées bien informées. Fabio Catone, patron de Dodge Europe, s'exprime : "Ramener la Charger en Europe est un moment important pour la marque. Cela signifie réintroduire un nom américain inimitable auprès de clients qui valorisent le caractère et l’authenticité". Derrière le slogan, chaque acheteur devra surtout jongler avec malus CO₂, ZFE et budget carburant, en échange du plaisir très brut d’un six cylindres américain.
Dodge compte manifestement capitaliser sur le 60e anniversaire de la Charger en 2026. En attendant de nouvelles annonces, la marque invite simplement à « rester connectés ». Plus de détails sur l’arrivée de la Charger en Europe devraient être communiqués dans les prochains mois...














