F1 - Renault pense plus à l'avenir qu'à 2016

Renault sait qu'il sera dur de briller cette année, avec peu de temps de développement. Frédéric Vasseur, le patron de l'équipe, prépare surtout l'avenir.
Renault a des objectifs très modestes pour la saison
2016. La reprise tardive de Lotus empêche de viser de bons
résultats cette année et l'objectif est surtout de bâtir une équipe
capable de gagner à moyen terme. La monoplace donne satisfaction
même si son développement a été fait en très peu de temps.
« Il n'y a pas un maillon faible dans le système, » s'est
félicité Vasseur, le directeur de la compétition de Renault Sport
Racing, dans Les Spécialistes F1 Sur Canal + Sport. « Le
maillon faible du système, c'est qu'on a commencé au 1er janvier et
qu'idéalement il faut commencer huit mois avant. Tout se fait un
peu sous pression et dans l'urgence. »
« On sait qu'on a des objectifs à moyen termes et que ce qu'on
peut faire, c'est plus sur 2018 que sur 2016. Il faut bien
positionner le curseur entre la construction de l'équipe et essayer
d'obtenir des résultats, qui sont malgré tout important, pour
maintenir tout le monde sous pression, donc il ne faut surtout pas
lâcher 2016. »
Lors de la première réunion suite au rachat de Lotus, Renault
n'était pas sûre d'avoir le temps de préparer la monoplace pour les
premiers essais. Cela a finalement été le cas. Les essais ont été
encourageants mais Jolyon Palmer a accumulé les soucis. L'Anglais a
jugé ses essais désastreux mais Vasseur minimise cet
aspect.
« Il n'a pas été chanceux parce que tous les problèmes de
fiabilité qu'on a eu sur les 10 jours sont tombés sur lui, »
rappelle-t-il. « Il a été beaucoup plus positif que ce
que la presse a pu retranscrire. »
Renault va présenter sa livrée mercredi. Frédéric Vasseur ne veut pas donner
trop d'indices: « Elle sera un peu plus jaune, »
concède-t-il. Sur quelles parties de la monoplace ? « Là où il
y a du noir, mais pas partout, » s'amuse Vasseur. « Vous
verrez mercredi. »
Renault doit recruter beaucoup de monde
La restructuration de Renault a été entamée. L'équipe doit
renforcer l'usine d'Enstone, celle du châssis.
Pour le moment, le budget est parfaitement suffisant pour y
parvenir.
« Ce qui nous limiterait tout autant, c'est la capacité à
dépenser plus, » estime Vasseur. « On est plus dans une
phase de reconstruction de l'équipe aujourd'hui. Le paramètre du
budget n'est pas un sujet. »
Renault a lancé un processus de recrutement : « La
prochaine étape pour le développement de l'équipe, ça sera de se
donner plus de moyens pour l'étude, le design, la production, »
annonce Vasseur. « C'est quelque chose qui est en
route. »
L'équipe chercherait à engager entre 120 et 160 personnes : « On est
pas forcément à se tenir à un chiffre, » assure Vasseur.
« Le plus important dans le plan de reconstruction, c'est plus
la qualité de la personne que le nombre de personnes. »














