Occasion V12 : une incroyable Lamborghini Diablo SV-R cherche un pilote
Construite pour le trophée Philippe Charriol, cette Lamborghini Diablo SV‑R de 1996, lourdement restaurée, arrive sur le marché à 650 000 £. Rareté absolue, elle mêle pedigree d’usine et promesse de sensations brutes.
Les coupes monomarques ont souvent donné naissance à des voitures extrêmes, mais peu marquent autant les esprits que le trophée Philippe Charriol SuperSport, réservé aux Lamborghini Diablo. Pour l’occasion, la marque de Sant’Agata a créé la Lamborghini Diablo SV-R, première vraie voiture de course développée en usine, dérivée de la sauvage Diablo SV. Entre 1996 et 1998, environ 34 exemplaires ont été assemblés pour ce championnat, chacun animé par un V12 5,7 litres porté à environ 540 ch, allégé à moins de 1 400 kg et équipé d’un châssis affûté. Trente ans plus tard, une SV-R de 1996 avec un historique de course complet arrive sur le marché international. De quoi aiguiser la curiosité des collectionneurs...
Lamborghini Diablo SV-R (1996) : un pedigree de course impressionnant
Basée sur la Diablo SV à propulsion de 525 ch, la SV-R reçoit une préparation orientée piste : puissance légèrement augmentée, gros freins, suspension spécifique et boîte manuelle à rapports plus courts. Posée très bas sur l’asphalte, avec son aileron massif, elle est assemblée directement à Sant’Agata comme une vraie voiture de course d’usine. L’exemplaire proposé est la huitième Diablo SV-R construite. Il a disputé chacune des trois saisons du Philippe Charriol SuperSport Trophy, dont une année comme voiture du champion 1997. Après cette période, la voiture a continué sa carrière en France puis aux États-Unis, avant de rejoindre le Royaume-Uni vers 2017. Le compteur affiche environ 16 000 miles, preuve d’un réel usage en compétition.
Lamborghini Diablo SV-R (1996) : une restauration à 150 000 £
Son dernier propriétaire a engagé un vaste chantier de
remise à niveau chez un spécialiste, pour un
budget de 150 000 £, soit environ 175 000 €. Au
programme : peinture intégrale, reconstruction mécanique et
habitacle entièrement repensé dans l’esprit de la très rare
Diablo SE30 Jota. L’auto reçoit aussi une
suspension Öhlins moderne et est livrée avec un
jeu de roues supplémentaires.
Résultat, cette SV-R apparaît prête à reprendre la piste, tout en
se rapprochant d’une éventuelle utilisation routière si un futur
acheteur engage les démarches d’homologation. Avec son V12
atmosphérique de 5,7 litres, sa propulsion et sa boîte manuelle à
cinq rapports, le cocktail promet une expérience brute, très
éloignée des supercars filtrées d’aujourd’hui. Et le tout dans une
livrée jaune éclatante, signature des Lamborghini les plus spectaculaires. L’annonce
affiche un prix demandé de 650 000 £, soit aux
alentours de 760 000 €. Montant vertigineux, mais cohérent face à
la flambée des Diablo de route : certaines Diablo SV atteignent
déjà plus de 500 000 € malgré l’absence de palmarès. Ici,
l’acheteur s’offre une version plus légère, plus puissante et
fraîchement reconstruite, avec un véritable historique de
course internationale.
Sur le marché très étroit des Diablo SV-R, un autre exemplaire est estimé entre 700 000 et 900 000 dollars - autour de 600 000 à 750 000 € - ce qui situe bien la cote actuelle du modèle. Compte tenu de la production limitée à quelques dizaines d’unités et de la qualité de la restauration, cette SV-R de 1996 se place comme une occasion rarissime pour qui cherche une Lamborghini d’usine éligible aux plus beaux meetings historiques.














