MotoGP - Marc Marquez a tout donné jusqu'à ce que son corps lui ordonne d’arrêter

Publié le 1 juin 2026 à 15:30
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De retour au Mugello deux semaines après une double opération, Marc Marquez a livré une course acharnée au GP d'Italie avant que son bras droit ne lâche.

Le plan de départ était clair : rentrer tranquillement, soigner la convalescence, ne pas jouer avec le feu. Deux semaines après une double opération à l'épaule et au pied, Marc Marquez avait affiché des intentions raisonnables. Et puis les feux du Mugello se sont éteints.

Le compétiteur a vite pris le dessus sur le convalescent

Quatrième sur la grille, Marc Marquez s'est retrouvé d'emblée sous pression de Pedro Acosta. L'autre Espagnol, incisif et mordant, lui a collé aux roues dans les premiers tours. Forçant le pilote Ducati officiel à jouer des coudes plutôt qu'à gérer.
Ai Ogura et Fabio Di Giannantonio ont rejoint la fête un peu plus tard, transformant les premiers instants du GP d'Italie en bataille rangée à plusieurs protagonistes. Mais Marc Márquez n'a pas reculé. Avec son expérience, il a défendu sa position dans les deux premiers secteurs du circuit toscan. Mais dans les célèbres virages des Arrabbiata, il a levé le pied.
Par lucidité plus que par manque d'envie. « J'avais peur », a-t-il reconnu. « Je sais qu'une petite erreur à cet endroit peut provoquer une grosse blessure. D'abord parce que je ne me sentais pas à 100 %, mais aussi parce qu'une faute là-bas peut avoir de grosses conséquences ».
La réalité physique l'a donc rattrapé en milieu de course. « J'ai tout donné jusqu'à ce que mon corps — ou plutôt mon bras droit — me dise : OK, stop ».

Marc Marquez conscient de ses limites ?

Il a regardé le panneau au bord de la piste. Dix tours restants. La fatigue était déjà là, profonde, inévitable. Il a quand même tenu, croché, refusé de disparaître dans le classement sans se battre. « Je me suis dit : si je dois vendre ma peau, je vais la vendre cher ».
Résultat : une septième place pour Marc Marquez. Pas le résultat dont il rêve, mais le genre de course qui dit quelque chose sur un homme. Ce qui importe le plus ce week-end-là n'est pas le classement. C'est ce que Marc Marquez a ressenti. Voire, ce qu'il n'a plus ressenti.
Les fourmillements dans le bras droit, ce symptôme lié à son opération à l'épaule qui empoisonnait ses sensations depuis des mois, ont disparu. « C'était l'objectif principal de l'opération, a-t-il expliqué. Et il était là ».
Pour un pilote qui construit sa rééducation tour après tour, c'est une donnée autrement plus précieuse que le moindre point au championnat. Voilà un état d’esprit important dans la saison MotoGP du pilote espagnol.

« À partir de maintenant, peu importe où se situe mon 100 %. Je vais simplement essayer d'atteindre mon maximum chaque jour. Je vais pousser ce bras à sa limite et voir jusqu'où ça peut me mener ». Des déclarations faites à la presse plutôt rassurantes.
La question de sa carrière au-delà de 2026 est dans tous les esprits. Marc Marquez ne l'esquive pas. « Si je suis ici, c'est parce que je veux continuer. Cette année, je ne prends pas vraiment de plaisir. L'an dernier, oui, beaucoup. Alors je veux essayer. Personne ne peut garantir que je retrouverai mon niveau d'avant. Mais vous connaissez mon mental. Je suis prêt à tenter le coup ».

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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