Course-poursuite en BMW de 110 000 € : ce jeune conducteur de 21 ans ne s’attendait pas à ce qui l’attendait

Publié le 15 février 2026 à 18:00
bmw m3

À Nozay, un simple contrôle routier autour d’une BMW de luxe tourne à la fuite, gendarme bousculé et berline abandonnée. Deux ans plus tard, le jeune conducteur se retrouve devant le tribunal correctionnel de Nantes.

À Nozay, en Loire-Atlantique, un contrôle routier banal a dégénéré en course-poursuite au volant d’une BMW M3 G80. Le conducteur, un jeune homme de 21 ans originaire de Quimper, vient d’être jugé à Nantes pour avoir tenté d’échapper aux gendarmes en septembre 2023.

Plus de deux ans après les faits, il comparaît pour refus d’obtempérer et délit de fuite autour d’une berline estimée à "110.000 €". Entre la route de campagne, une fuite en marche arrière qui bouscule un gendarme, la voiture retrouvée accidentée puis l’arrestation à Roissy, l’ensemble est saisissant.

À Nozay, un contrôle qui dérape

Le jour des faits, vers 17 h 10, la brigade de gendarmerie de Nozay repère la BMW M3 "immatriculée en Allemagne". Les plaques paraissent "faussement plaquées" et le contrat de location fourni, venu d’une société de Cagnes-sur-Mer, présente une "forme inhabituelle" et un contenu jugé "sommaire", avec en plus des doutes sur l’assurance.

Faute de réponse rapide des autorités allemandes, les militaires le laissent repartir. Quand ils apprennent que les plaques sont bien fausses, ils retrouvent la voiture sur le site de la mine d’Abbaretz, où se tient une "mission évangélique" et où le conducteur avait indiqué qu’il se "rendait après les avoir quittés".

Fuite en BMW et voiture abandonnée

Une fourrière est appelée pour charger la berline sur un camion. Au moment de monter sur la rampe, le jeune homme enclenche la marche arrière "à vive allure", "poussant" un gendarme "sans le blesser". Le militaire est "accroché par le rétroviseur" et "déséquilibré", mais il est finalement "resté débout" tandis que la BMW disparaît.

Les gendarmes retrouvent la voiture "1h30" "plus tard" sur une "propriété privée", après une sortie de route. Les enquêteurs le décrivent "très mobile sur tout l’ouest de la France" et n’ayant "pas d’adresse fixe" ; il fait l’objet d’un mandat de recherches puis est arrêté le 3 janvier 2025 à Roissy, où il "s’apprêtait à prendre un avion" pour la Réunion, "des vacances" avec sa famille.

Au tribunal de Nantes, un refus d’obtempérer jugé

Le prévenu explique avoir lancé "récemment sa micro-entreprise dans le nettoyage" et présente la BMW comme un "bien communautaire" de son camp de gens du voyage à Quimper. Il assure ignorer que ce véhicule "puissant" était mal plaqué et non assuré, tout en reconnaissant en avoir "perdu le contrôle" puis avoir "pris la fuite". Il dit n’avoir "plus de nouvelles", alors que sa valeur approche 110 000 euros, souligne le procureur.

Le parquet avait demandé de la prison avec sursis. "Ce n’est pas un voyou d’habitude", plaidait son avocat, cité par Actu.fr. "Et puis, il y a "délit de fuite" et "délit de fuite"", insistait-il. Le tribunal a condamné l’homme à trois semaines de travail d’intérêt général, l’annulation de son permis pour trois mois, une amende de 250 euros, un an d’inéligibilité et la confiscation de la BMW M3. Pour un "refus d’obtempérer", la loi prévoit deux ans de prison et 15 000 euros d’amende ; un délit de fuite, trois ans et 75 000 euros.

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