Ferrari à 200 000 € quasi unique en France volée près de Toulouse : le scénario ahurissant révélé 8 ans plus tard

Publié le 14 février 2026 à 09:00
ferrari 488 spider

Volée en 2018 à Nailloux, près de Toulouse, cette Ferrari 488 Spider de près de 200 000 euros s’est retrouvée au cœur d’un dossier explosif. Du cambriolage nocturne aux menaces sur WhatsApp, le procès dévoile un réseau et des zones d’ombre.

Une nuit de 2018, sur une zone d’activité de Nailloux, près de Toulouse, une voiture presque unique en France disparaît : une Ferrari 488 Spider estimée à près de 200 000 euros. Trois exemplaires seulement roulaient alors dans le pays. Huit ans plus tard, l’affaire arrive devant le tribunal correctionnel de Toulouse.

Le bolide avait été pris en leasing par un chef d’entreprise local, à la tête d’une douzaine de sociétés aujourd’hui liquidées. Un an après le vol, la Ferrari est retrouvée en Belgique, jugée plus tard "Impossible à écouler", par le principal prévenu, cité par La Dépêche. Entre vol en bande organisée, recel et menaces, le dossier intrigue.

Un réseau trouble autour de la Ferrari volée près de Toulouse

Au procès, six quadragénaires comparaissent, un septième prévenu étant absent. Trois sont soupçonnés d’avoir volé les voitures, trois autres de les avoir recelées. Tous répondent de vols, recel et extorsion en bande organisée, des délits passibles de dix ans de prison. Cheims-Eddine B., 39 ans, décrit sa mission auprès du patron : "Il me demandait de mettre des coups de pression à ses débiteurs car j’avais fait de la prison. Avec la justice, ça aurait pris trois ou quatre ans. Il cherchait des solutions les plus rapides".

Ferrari 488 Spider © Alexandre Prevot (Flickr)

La Ferrari 488 Spider n'a été produite qu'à quelques exemplaires.

L’un de ses complices présumés, présenté comme l’"homme de main" du patron, va plus loin. Il affirme que l’entrepreneur cherchait déjà à contourner son assurance après un accident avec une autre Ferrari : "Il avait eu un accident avec une autre Ferrari alors qu’il était alcoolisé et sous stups. J’avais fait croire que c’était moi au volant pour qu’il soit remboursé". Pour la nuit du vol, le même homme soutient que "Tout était planifié avec [l’entrepreneur]".

La nuit du casse : trois voitures dérobées et une Ferrari au bruit monstrueux

Le soir du vol, D. arrive sur le site avec deux complices. Le trio force un local, s’empare des clés et des papiers d’une Mercedes Classe C, d’un Range Rover et de la Ferrari. Chacun repart au volant d’un véhicule, D. prenant la supercar : "Le gardien sur place nous a vus. En plus, quand on la démarre, la Ferrari fait un bruit monstrueux". Le moteur nécessite, selon lui, un bon quart d’heure de préchauffage avant de partir.

Les véhicules sont ensuite cachés, replaqués ou échangés. La Mercedes est interceptée par les gendarmes au port de Marseille alors qu’elle s’apprête à traverser la Méditerranée. Quant à la Ferrari, elle reste introuvable pendant un an avant d’être retrouvée en Belgique, le principal prévenu la disant invendable.

Rançon sur WhatsApp, assurance défaillante et condamnations

Le chef d’entreprise, qui s’est constitué partie civile, raconte avoir découvert la disparition de la Ferrari en rentrant de week-end, convaincu à tort d’être assuré contre le vol. La présidente résume ensuite le chantage subi : "Un inconnu l’a contacté sur WhatsApp. Il lui a demandé 50 000 euros pour lui restituer la Ferrari, et l’a menacé d’exécution s’il prévenait les gendarmes".

Après des années d’enquête, l’affaire de la Ferrari volée près de Toulouse a débouché sur des peines allant de six mois de prison avec sursis à 15 mois ferme pour Cheims-Eddine B. La partie civile, qui réclamait 117 000 euros, a été déboutée de ses demandes.

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