McMurtry Automotive célèbre dix ans d’ingénierie hors normes

Publié le 27 octobre 2026 à 13:00
Mis à jour le 27 octobre 2026 à 13:26
McMurtry

McMurtry Automotive fête dix ans d’ingénierie radicale avec la Spéirling PURE. Reste à voir jusqu’où cette mini-usine poussera encore les lois de la physique.

Dans les collines des Cotswolds, une petite structure bouscule les géants de l’auto : McMurtry Automotive. Pour ses dix ans, la marque britannique met en avant sa fan‑car électrique McMurtry Spéirling PURE, une hypercar de piste capable de rivaliser avec les meilleures monoplaces.

McMurtry Spéirling PURE : dix ans pour passer du croquis au record

En une décennie, la petite équipe est passée du prototype bricolé en atelier aux records absolus : course de côte de Goodwood en 39,081 secondes, tour le plus rapide du circuit de l’émission Top Gear, et même roulage quelques secondes au plafond. L’anniversaire s’accompagne d’un film souvenir, mais surtout de l’ouverture d’une usine dédiée et des premières Spéirling PURE prêtes pour des clients. L’aventure démarre en 2015, quand Sir David McMurtry propose à l’ingénieur de Formule 1 Thomas Yates de créer une nouvelle marque centrée sur la performance pure. McMurtry Automotive naît en 2016 avec six ingénieurs et un premier prototype, le D01 : 660 kg, 400 ch, 40 kWh et un comportement de superbike sur quatre roues. Brillant sur le plan technique, beaucoup moins sur le plan commercial. Le tournant vient quand Sir David lance, en pleine discussion technique, un conseil resté célèbre : "Ah, il suffit de l’aspirer au sol !". L’équipe ressort alors l’idée des fan-cars des années 1970, comme les Chaparral 2J et Brabham BT46B, et la réinvente avec une architecture 100 % électrique. Entre 2018 et 2021, ce travail accouche du prototype Spéirling, qui se fait remarquer en compétition avant de servir de base à la Spéirling PURE dévoilée en 2026.

Une fan-car électrique qui réinvente la performance sur circuit

Ce qui distingue la Spéirling PURE, c’est son système breveté de Downforce-on-Demand : deux ventilateurs aspirent l’air sous la voiture, qui se retrouve littéralement plaquée au sol. L’auto génère ainsi jusqu’à 2 000 kg d’appui dès l’arrêt, encaisse 3 g en virage comme au freinage et catapulte de 0 à 100km/h en 1,55 seconde. Une batterie de 100 kWh alimente un moteur arrière de 1 000 ch, dans une coque carbone fermée à un seul siège. Malgré ces chiffres, la Spéirling PURE reste très compacte, avec environ 1 350 kg sur la balance et un empattement de 2,20 m. McMurtry prévoit 100 exemplaires, facturés autour de 995 000 livres pièce, soit environ 1,15 million d’euros hors taxes. Sur piste, la voiture roule 40 à 50 km à rythme de prototype LMP2 avant une recharge de 20 à 95 % en 20 à 60 minutes. Le concept se veut presque "clé en main" : une journée circuit est gérable avec un pilote et un ami un peu technicien, sans équipe de course complète.
À l’origine, il y a le parcours d’ingénieur de Sir David McMurtry. Chez Rolls-Royce, il travaille sur les moteurs du Concorde et invente une sonde de mesure ultra précise. Ses outils de métrologie finissent par équiper une grande partie de l’industrie mondiale.

Autour de la Spéirling PURE, McMurtry réunit 100 personnes, plus de 20 brevets et de nombreux kilomètres d’essais : "Les dix prochaines années seront encore plus excitantes...", annonce Thomas Yates, alors que l’usine de Wotton-under-Edge monte en puissance.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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