Première historique : "La" Grand Marshal des 24 Heures du Mans 2026 est connue !
L'identité du Grand Marshal des 24 Heures du Mans 2026 est connue. Et pour la première fois dans l'histoire de la grand-messe de l'Endurance, cette fonction honorifique a été attribuée à une femme dont la réputation n'est plus à faire sur les pistes comme en-dehors !
Les 24 Heures du Mans 2026 seront à marquer d'un nouveau sceau de l'histoire : pour la première fois en plus d'un siècle d'éditions, l'épreuve d'Endurance la plus célèbre au monde aura "une" Grand Marshal à sa tête : Sarah Bovy !
Sarah Bovy nommée Grand Marshal des 24 Heures du Mans 2026
"J'ai eu du mal à y croire. Je me suis dit que c'est
quelqu'un qui se fait passer pour Pierre Fillon et qui me passe un
coup de fil pour me faire une blague", confesse
la populaire pilote belge dans le cadre d'une
interview exclusive accordée au magazine Auféminin. "Je ne m'y
attendais absolument pas. C'est une façon de mettre en avant ce
qu'on a essayé de représenter comme valeurs [avec la team
des Iron
Dames, ndlr.]. Je le prends comme un grand
honneur, mais aussi une responsabilité !
Quand on est pilote de course et qu'on fait ce que je fais avec
autant de passion, c'est important de représenter le sport
automobile de la meilleure des manières, quels que soient les
endroits où je vais. Et c'est un peu le rôle ici que je
vois au travers de cette mission de 'Grand Marshal' : être une
ambassadrice du sport automobile international et des valeurs que
cela représente."
Cette nomination intervient comme un
joli coup de boost en visibilité pour
Bovy dont l'agenda est dans une impasse
suite à l'arrêt du programme des Iron
Dames. Pour la Belge de 36 ans, cette annonce venait
boucler sur une note malheureuse une saison 2025 faite de coups
d'éclat en Michelin Le Mans Cup,
Asian Le Mans Series et
European Le Mans Series.
Au volant de
leur Porsche 911 GT3 R à la robe magenta,
Bovy et ses équipières Michelle
Gatting et Célia Martin ont fini à la
quatrième place au général du
LMGT3 avec, notamment, une
victoire lors de la manche d'ouverture à
Barcelone.
>> PODCAST : revivez notre rencontre avec Sarah Bovy lors des 24 Heures du Mans
Sarah Bovy : "On a démontré à quel point le sport auto pouvait être féministe"
Déterminée à retrouver le chemin des circuits
dès que possible, la Nandrinoise n'en demeure pas moins fière de
représenter le projet fondé par Déborah
Mayer. "Avec les Iron Dames, on a démontré à quel
point le sport auto pouvait même être féministe",
déclare-t-elle dans les colonnes d'Auféminin.
"Cela nous a donné une plateforme de communication pour la
cause de la femme dans le sport, et de manière générale dans
l'industrie."
Au point de participer à une
évolution des mentalités au cours des dernières
années. "Ce n'est pas forcément un sport macho ou qui
n'accueille pas les femmes", assure-t-elle. "C'est un
sport où quand les femmes font les choses vraiment bien, qu'elles
gagnent des courses et qu'elles sont compétitives, on les met
encore plus en avant qu'ailleurs, parce qu'elles le méritent. Et
parce qu'il est temps de faire un petit peu changer les mentalités,
et de montrer que le sport féminin est tout aussi porteur que le
masculin."
En attendant de la croiser dans le paddock du
Mans, qu'elle espère toujours gagner un jour,
Sarah Bovy ne reste pas les bras croisés. Celle qui a rejoint
l'émission Auto-Moto sur TF1 était
présente cette semaine sur la
Nordschleife, dans la foulée de la
NLS2 remportée par Max
Verstappen et ses équipiers avant la douche froide, pour
prendre le volant d'une Aston Martin GT3.
Et si ce retour en piste, grâce à la formation Comtoyou Racing, était davantage l'occasion de retrouver ses sensations, plusieurs mois après la conclusion de l'ELMS au Portugal, que de mener une véritable session d'évaluation, elle vise tout de même une participation aux 24 Heures de Spa-Francorchamps, la grand-messe du GT prévue dans la foulée du Mans, comme elle l'a confié à nos confrères de La DH Moteurs. Affaire à suivre...















