Piquet J'ai beaucoup appris

Nelson, vos débuts en F1 n’ont sans doute pas été ceux que vous
auriez souhaités. Quel bilan tirez-vous de cette première course
?
Oui, j’avoue que j’avais envisagé les choses différemment pour mon
premier Grand Prix mais je savais que ce ne serait pas facile, je
m’y étais préparé. J’ai peu tourné lors des essais du vendredi et
cela m’a ensuite compliqué les choses tout au long du week-end.
Cependant, j’ai beaucoup appris, je sais désormais comment se
déroule un week-end de Grand Prix, cela passe à une vitesse folle,
il faut être en mesure de se mettre dans le rythme tout de suite.
Je crois que ça ne sert à rien de ruminer maintenant, je préfère me
concentrer sur la prochaine course en Malaisie et mettre en
pratique ce que j’ai appris la semaine dernière à Melbourne.
La deuxième épreuve se déroule à Sepang, en Malaisie, un circuit
que vous connaissez…
Oui j’ai roulé à Sepang en 2005 en A1GP et avec l’équipe l’an
dernier lors d’une journée d’essais ; je connais donc déjà ce
circuit. J’ai été confronté aux températures extrêmes qui règnent
dans la région. Je pense donc que cela sera plus facile pour moi ce
week-end. Je pourrai en effet trouver mes marques plus rapidement
et me concentrer sur la mise au point de ma monoplace avec mes
ingénieurs. J’espère pouvoir tourner au maximum et ainsi éviter de
revivre un Grand Prix comme celui de Melbourne.
Après l’Australie, quelles sont vos attentes pour ce nouveau
rendez-vous ?
Je souhaite forcément progresser. A Melbourne, j’ai peu roulé en
essais, j’ai fait une qualification décevante et je n’ai pas vu
l’arrivée car ma voiture a été endommagée au départ et j’ai dû
abandonner ; il ne devrait donc pas être difficile de progresser…
même un peu. J’espère en Malaisie être en mesure de faire une bonne
qualification pour pouvoir ensuite en course défendre mes chances
et surtout finir pour poursuivre mon apprentissage. Chaque course
sera pour moi l’occasion d’avancer, de progresser.
Pensez-vous que les exigences du tracé de Sepang sauront convenir à
la R28 ?
Nous travaillerons pour en tout cas ! C’est un circuit exigeant
pour les monoplaces et intéressants pour les pilotes. Il y a deux
longues lignes droites, quelques gros freinages pour entrer dans
des secteurs plus lents et exigeants au volant. Avec mes ingénieurs
nous tâcherons d’avoir une voiture bien équilibrée dès les premiers
essais pour pouvoir ensuite envisager différentes solutions de
réglages et essayer de progresser au fil des séances.
D'après un communiqué ING Renault F1 Team
Retrouvez, dans le prochain numéro (555) de Sport Auto, un
reportage exclusif dans les coulisses des débuts de Nelson Piquet
et Sébastien Bourdais.














