Panis a les armes pour combattre
Olivier, comment abordez-vous votre troisième participation aux
24 Heures du Mans ?
Avec envie, forcément ! Nous savons que nous avons une voiture
capable de gagner. Le Mans reste malgré tout une course compliquée.
Par conséquent, je pense qu’il faudra se baser sur la prestation
réalisée l’an dernier : que la mécanique et la gestion de la course
soient parfaites et ainsi uniquement faire le plein et changer les
pneus. En 2009, les choses font que la 5e place était déjà en soit
un résultat exceptionnel ; cette année, nous avons les armes pour
combattre.
Est-ce que cela change votre approche ?
Un peu, évidemment. Piloter l’auto qui a remporté la dernière
édition, c’est un mix de fierté, de bonheur et de sérénité aussi.
La Peugeot 908 HDi FAP est la référence de l’Endurance. C’est une
formidable opportunité. Il faut la saisir, profiter de cette chance
au maximum et ne pas trop se mettre de pression.
Le début de saison n’a pas été facile, avec un problème technique
au Paul Ricard et un abandon à Spa. Comment vivez-tu cela ?
A la fois avec objectivité et philosophie. D’un côté, nous tirons
les enseignements des essais et des épreuves effectués depuis que
nous avons la Peugeot. A titre d’exemple, nous avons rencontré un
problème qui ne se produit jamais : nous sommes désormais parés à
ça ! Pour ce qui est de l’accident de Spa, je passe à autre chose.
Nous avons parcouru de nombreux kilomètres depuis la réception de
l’auto : l’équipe est bien rodée et les pilotes aussi. Nous
profiterons des essais pour prendre nos dernières marques.
L’équipe découvre la 908 HDi FAP. Est-ce que cela peut être un
avantage ?
Je pense que oui ! C’est bien d’avoir un peu de fraîcheur. Nous
n’avons pas de routine et, à vrai dire, nous sommes tous là avec
nos grands yeux. Comme des enfants devant un jouet. Ça fait du
bien… surtout quand le jouet peut nous permettre de viser un podium
au Mans !














