Panis a les armes pour combattre

Publié le 3 juin 2010 à 08:14
Mis à jour le 20 novembre 2020 à 20:14

Olivier, comment abordez-vous votre troisième participation aux 24 Heures du Mans ?
Avec envie, forcément ! Nous savons que nous avons une voiture capable de gagner. Le Mans reste malgré tout une course compliquée. Par conséquent, je pense qu’il faudra se baser sur la prestation réalisée l’an dernier : que la mécanique et la gestion de la course soient parfaites et ainsi uniquement faire le plein et changer les pneus. En 2009, les choses font que la 5e place était déjà en soit un résultat exceptionnel ; cette année, nous avons les armes pour combattre.
Est-ce que cela change votre approche ?
Un peu, évidemment. Piloter l’auto qui a remporté la dernière édition, c’est un mix de fierté, de bonheur et de sérénité aussi. La Peugeot 908 HDi FAP est la référence de l’Endurance. C’est une formidable opportunité. Il faut la saisir, profiter de cette chance au maximum et ne pas trop se mettre de pression.
Le début de saison n’a pas été facile, avec un problème technique au Paul Ricard et un abandon à Spa. Comment vivez-tu cela ?
A la fois avec objectivité et philosophie. D’un côté, nous tirons les enseignements des essais et des épreuves effectués depuis que nous avons la Peugeot. A titre d’exemple, nous avons rencontré un problème qui ne se produit jamais : nous sommes désormais parés à ça ! Pour ce qui est de l’accident de Spa, je passe à autre chose. Nous avons parcouru de nombreux kilomètres depuis la réception de l’auto : l’équipe est bien rodée et les pilotes aussi. Nous profiterons des essais pour prendre nos dernières marques.
L’équipe découvre la 908 HDi FAP. Est-ce que cela peut être un avantage ?
Je pense que oui ! C’est bien d’avoir un peu de fraîcheur. Nous n’avons pas de routine et, à vrai dire, nous sommes tous là avec nos grands yeux. Comme des enfants devant un jouet. Ça fait du bien… surtout quand le jouet peut nous permettre de viser un podium au Mans !

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