Grosjean Un rêve devenu réalité
Romain, vous allez défendre les couleurs de Renault pour le
restant de la saison. Que ressentez-vous face à cette opportunité
?
Je suis très heureux, bien sûr, et je tiens à remercier ING Renault
F1 Team de m’avoir donné cette chance. J’ai commencé à rêver de
Formule 1 quand j’avais sept ou huit ans. Je regardais alors les
batailles entre Prost et Senna à la télévision. Faire mes débuts
dans cette catégorie à Valence est vraiment un rêve devenu
réalité.
Vous piloterez pour l’unique écurie française du plateau, cela
a-t-il une signification particulière pour vous ?
Mon objectif a toujours été de devenir pilote de F1 et le fait de
réaliser cet objectif avec une équipe française est d’autant plus
satisfaisant. Renault me soutient depuis 2006 et j’ai pu continuer
à courir uniquement grâce à leur aide. Cela faisait longtemps que
l’on attendait un pilote français chez Renault, il doit donc y
avoir un engouement assez fort chez les passionnés. Je vais faire
de mon mieux afin de prouver que Renault a eu raison de me faire
confiance.
En tant que troisième pilote, vous avez assisté à toutes les
courses cette saison. Cela vous a-t-il été utile ?
Cela m’a été très utile car j’ai pu me familiariser avec tous les
membres de l’équipe et avec leur méthode de travail. J’ai assisté à
toutes les réunions techniques et aux débriefings ces derniers six
mois, et cela va certainement m’aider à maximiser l’opportunité qui
m’est offerte.
Vous êtes à présent le co-équipier de Fernando Alonso, un double
champion du monde...
Fernando est vraiment un grand champion - certainement le meilleur
pilote en Formule Un – et je me réjouis fortement de travailler
avec lui. Nous nous entendons déjà bien, je sais que je vais
pouvoir beaucoup apprendre de lui et de son expérience.
Vous avez couru à Valence en GP2 Series l’an passé. Que pensez-vous
de ce circuit ?
C’est un mélange entre un circuit urbain et un circuit classique :
certains endroits du tracé sont très étroits et difficiles à
négocier alors que d’autres endroits sont beaucoup plus larges et
offrent pas mal de dégagements. Ce n’est pas le circuit le plus
facile pour faire ses débuts en F1, mais j’ai toujours aimé les
tracés urbains et j’apprécie beaucoup le fait d’être au beau milieu
d’une ville, l’ambiance y est très particulière.
Comment avez-vous préparé votre premier Grand Prix ?
J’ai essayé de me préparer aussi normalement que possible mais j’ai
mis l’accent sur l’entraînement des muscles du cou. Par rapport au
GP2, la Formule 1 est plus exigeante sur cette partie du corps.
J’ai également pris un peu de vacances cet été afin d’être prêt
pour Valence.
Quelles sont vos ambitions pour ce weekend ?
Je n’ai piloté la R29 que lors d’essais en ligne droite, ma
première course sera donc un réel apprentissage. Il est difficile
de se fixer des objectifs, ma priorité sera de me familiariser avec
la monoplace et de me sentir à l’aise et en confiance avec elle ;
je vais faire tout mon possible pour l’équipe.
Communiqué de presse ING Renault F1 Team.














