GP de Turquie Le debrief de Renault
Alan, l’équipe a réalisé une nouvelle performance solide à
Istanbul et a inscrit 8 points de plus grâce à la sixième place de
Robert Kubica. Etes-vous satisfait de ce résultat ?
Une nouvelle fois, Robert a disputé une superbe course et rapporte
des points, mais nous avons été un peu déçus de ne pas pouvoir
passer devant les Mercedes, car nous semblions plus rapides. Comme
nous l’avons déjà vu à de nombreuses reprises cette année, le
premier relais jusqu’aux arrêts aux stands joue un rôle primordial
dans le résultat final. Nous pensions pouvoir gagner des positions
au moment du changement de pneumatiques de Robert, nous avons
réalisé un bon arrêt, mais malheureusement Mercedes est allé un peu
plus vite et nous sommes restés coincés dans le train qui s’est
constitué tout l’après midi derrière Rosberg.
Mercedes a été l’équipe la plus proche de Renault en termes de
performance cette saison. De quelle manière le rapport de forces
entre les deux équipes a-t-il évolué ?
Notre analyse de la Turquie indique que notre rythme de course est
meilleur que le leur, mais que Mercedes reste plus rapide en
qualifications. Cette observation était la même à Barcelone.
Lorsque j’ai parlé à Robert après la course, dimanche, il avait le
sentiment que Rosberg l’avait ralenti et qu’il aurait pu être plus
rapide. Il nous appartient de faire un meilleur travail en
qualifications afin de nous hisser devant et de pouvoir exploiter
tout le potentiel de la R30.
Vitaly Petrov était bien parti pour marquer des points mais a été
victime d’une crevaison en toute fin de parcours. Quel regard
portez-vous sur sa performance ?
Il a fait un excellent travail et il aurait vraiment mérité de
marquer des points après une course aussi solide. Malheureusement,
un contact avec Alonso a provoqué une crevaison. On peut dire que
les dernières courses avaient été difficiles pour lui, avec des
accidents qui l’avaient déstabilisé pour la suite du week-end.
Cette fois, tout s’est bien passé dès le vendredi. Voir Vitaly se
battre contre les Ferrari et contenir Alonso pendant la plupart de
la course mérite un coup de chapeau. Cela va booster sa confiance.
Il a, de loin, connu son meilleur week-end depuis le début de la
saison et il pourra, je l’espère, poursuivre dans cette voie au
Canada.
L’équipe semble avoir maintenu son rythme de développement,
apportant des nouveautés à chaque course. Les pilotes étaient-ils
satisfaits de leur voiture ?
La plus grosse nouveauté ce week-end était l’arrivée d’un nouvel
aileron avant, qui a apporté le surcroît de performance escompté.
Le retour des pilotes à ce sujet a été positif. Nous avons pu
réaliser une comparaison entre l’ancienne et la nouvelle version de
cet élément aérodynamique vendredi et les données relevées ont
confirmé les prévisions de la soufflerie. Notre stratégie, qui
consiste à apporter de nouvelles pièces à chaque course, a été
l’une de nos plus grandes forces et cela est à mettre au crédit de
tous ceux qui travaillent à l’usine. En fait, nous avons déjà un
nouvel aileron avant en projet. Celui-ci devrait faire son
apparition dans quelques courses et nous procurera encore plus
d’appui aérodynamique.
L’équipe semble être dans une spirale positive en ce moment et la
voiture est compétitive sur tous les types de circuit.
Partagez-vous ce sentiment ?
Je pense que notre voiture est assez polyvalente et qu’elle est
facile à conduire. Bien sûr, Monaco a été un moment particulier
pour nous et il est clair que la R30 est parfaitement adaptée aux
circuits sinueux, mais nous travaillons dur pour être tout aussi
compétitifs sur les autres types de tracés. Nous pensons avoir le
même rythme au Canada, où nous bénéficierons encore de nouveautés
techniques Nous avons également en projet de faire appel à d’autres
développements à Valence puis à Silverstone, ce qui nous permettra,
nous l’espérons, de passer devant Mercedes.
Communiqué de presse Renault F1 Team.














