GP de Malaisie Le débrief de Renault
Alan, la deuxième place de Robert à Melbourne était peut-être le
fruit de circonstances de courses particulières. Mais sa
performance de Sepang ne devait rien au hasard. Est-ce encourageant
pour l’équipe ?
C’est encourageant, effectivement, même si le week-end ne s’est pas
non plus déroulé de manière totalement normale. Les conditions
météorologiques ont été vraiment particulières en qualifications et
nous avons réussi à les gérer parfaitement. Robert et Vitaly ont
fait un travail exceptionnel derrière le volant, tandis que
l’équipe a pris les bonnes décisions au bon moment, surtout en ce
qui concerne le choix de pneumatiques. Certains de nos rivaux se
sont quant à eux trompés. En course, Robert a pris un excellent
départ, a gagné deux positions et à partir de là… le Grand Prix
s’est déroulé normalement. Notre rythme était comparable à celui de
Nico Rosberg, il ne pouvait donc pas revenir sur lui.
A un moment, Robert a subitement perdu du terrain sur Rosberg. Pour
quelle raison ?
Nous lui avons demandé de lever un peu le pied et de surveiller les
températures car la pression d’eau commençait à baisser. C’était un
peu tendu sur le muret des stands pendant un moment, mais la
pression s’est finalement stabilisée et tout est rentré dans
l’ordre pour les 20 derniers tours.
Après trois courses, Robert n’a que 9 points de retard sur le
leader du championnat. A-t-il impressionné l’équipe depuis ses
débuts avec Renault F1 ?
C’est simple : il n’a pas commis une seule erreur. Malheureusement,
il s’est fait percuter au départ de Bahreïn dès le premier tour,
mais il s’est ensuite battu jusqu’à la 11ème place. A Melbourne, il
a disputé une course parfaite malgré énormément de pression, tout
comme en Malaisie. Robert est très régulier, très rapide et il
travaille extrêmement dur. Nous avons été impressionnés par le
temps qu’il passe avec ses ingénieurs. C’est, en fait, un pilote
complet.
Passons à Vitaly : il semble avoir définitivement gagné ses galons
de pilote de F1 lors de sa bataille contre Lewis Hamilton…
Absolument. Nous réalisons que l’une de ses plus grandes forces,
c’est sa capacité à gagner des positions au départ et pendant le
premier tour. Il a été très bon, une nouvelle fois, dimanche. Je
pense que Vitaly s’est fait un peu surprendre par la manœuvre de
dépassement de Lewis au premier virage. Du coup, il s’est battu
pour reprendre sa position et cette phase de course était très
agréable à regarder. C’était vraiment dommage qu’il ait connu un
problème technique relatif à la boîte de vitesses.
Après trois courses, quel regard portez-vous sur les forces et les
faiblesses de la R30 ?
Du côté des qualités de la voiture, je citerais surtout sa capacité
à économiser ses pneumatiques. L’année dernière, nous avons eu du
mal à préserver les enveloppes, surtout à l’arrière, mais la R30
est mieux équilibrée, elle use moins ses gommes et c’est un bonus
puisque les voitures sont lourdes, les ravitaillements en carburant
étant interdits cette année. Au chapitre des petites faiblesses, il
est évident que nous manquons encore d’appui aérodynamique. Nous
avons apporté des développements sur chaque course depuis le début
de la saison, cela dit, et d’autres sont programmées.
Les nouveautés de Sepang ont-elles procuré le gain escompté ?
Nous avons une soufflerie très bien calibrée après une remise à
niveau hivernale. La corrélation entre les chiffres de simulation
et le verdict de la piste est excellente, cela nous pousse donc à
faire confiance au verdict de notre soufflerie. Notre département
aérodynamique est plus efficace que jamais, et il réalise de belles
avancées en ce moment. Notre niveau d’appui s’améliore course après
course et un nouveau pas en avant sera réalisé à Shanghai. Nous
allons dans la bonne direction.
Le circuit de Shanghai est un circuit moderne avec une longue ligne
droite et une vaste palette de virages. Quelles y seront vos
ambitions ?
Elles seront plus ou moins identiques à celles de ce week-end. Cela
dit, les conditions y seront sûrement très différentes car les
températures seront beaucoup moins élevées : il y fait 13° ou 14°
en ce moment. Or, nous utiliserons exactement les mêmes types de
pneumatiques qu’en Malaisie. Le défi sera de faire fonctionner le
pneu dur, surtout car la longue ligne droite exige une bonne
vitesse de pointe : il n’est donc pas question d’ajouter de l’appui
pour faire chauffer les gommes. A Melbourne, nous avons eu le
sentiment que la voiture était plus compétitive par temps chaud que
par temps plus frais, nous allons donc travailler dur pour éviter
de rencontrer des problèmes similaires en Chine.
Communiqué de presse Renault F1 Team.














